Le renouvellement du permis d'environnement de l'aéroport de Charleroi fait l'objet de beaucoup de discussions dans les communes concernées, après la clôture de l'enquête publique le 25 février.
Alors que l’enquête publique dans le cadre du renouvellement du permis d’environnement de l’aéroport de Charleroi s’est clôturée le 25 février dernier, ça discute beaucoup dans les communes concernées, qui doivent officiellement remettre leur avis ce jeudi à la Région wallonne.
A Fontaine-L'Evêque on se dirige, par exemple, comme pour Anderlues, vers un avis négatif. Le bourgmestre fontainois Gianni Galluzzo (PS), actuellement à l’étranger, nous a cependant précisé ceci :
« Nous sommes bien conscients que BSCA est une aubaine économique pour la région. Mais la manière dont se fait le renouvellement du permis d'environnement n'est pas acceptable. Et puis les perspectives de développement sont démesurées: 67% de trafic en plus dans les années qui viennent! Sans parler de la pollution et de l'impact des arrivées tardives des avions".
L’aéroport carolo a en effet dans ses objectifs de passer de 77.000 à 83.000 vols commerciaux en 2045. Ce qui ferait passer le nombre de 10 millions de passagers, à 16 millions.
Chapelle-lez-Herlaimont, comme d’autres communes, remet également un avis défavorable.
Du côté de Courcelles, des conditions strictes sont à respecter, comme l’explique la bourgmestre Caroline Taquin (MR) :
"Nous sommes favorables à ce permis mais sous conditions. On soutient l'aéroport qui est un acteur économique pourvoyeur d'emplois, mais nous entendons les doléances de nos concitoyens, notamment sur le respect des horaires et les mesures pour tenir compte des nuisances liées au bruit" .
Notons encore qu’aux Bons Villers, le Collège ne s'opposera pas au permis. "
Nous ne sommes que très peu impactés et BSCA reste bel et bien un moteur économique pour la région" estime le bourgmestre Mathieu Perin (Les Engagés).
A Fleurus, Loïc d’Haeyer (PS) confirme que l’avis sera plutôt défavorable, si certains points de l’étude d’incidence ne sont pas pris plus concrètement en considération, comme les nuisances sonores ou encore des mesures efficaces relatives à la pollution aux PFAS du ruisseau du Tintia.
A Charleroi, commune évidemment directement concernée par les activités de l’aéroport, on est pour la poursuite du développement de BSCA, en tenant cependant compte, là aussi, des remarques qui ressortent de l’enquête publique, comme l'a confirmé le bourgmestre Thomas Dermine (PS).
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