A Monceau, les CISP Quelque Chose à Faire, AID Soleimont et le Germoir se rassemblent, ce 12 novembre sur la pelouse du site de Monceau-Fontaines pour marquer leur mécontentement face aux nouvelles réformes voulues par le Gouvernement.
Les Centres d’Insertion Socio-Professionnelle de Monceau-Fontaines se mobilisent pour faire entendre leur voix ce mercredi 12 novembre 2025 dès 8h30. Ils seront rassemblés sur la pelouse du site de Monceau-Fontaines.
Cette mobilisation a pour objectif d’alerter l’opinion publique et les décideurs politiques : Casser l’échelle de l’insertion, c’est casser l’espoir de milliers de personnes. Les CISP rappellent que l’insertion ne se résume pas à un chiffre de mise à l’emploi, mais repose sur un accompagnement humain, progressif et adapté à la réalité de chacun.
Ils appellent le Gouvernement à suspendre ce projet de réforme et à ouvrir un véritable dialogue avec les acteurs de terrain, garants d’une insertion solidaire, durable et inclusive.
Des réformes à contresens
"Nous craignons que les mesures du gouvernement wallon pour réformer les dispositifs de mise à l’emploi aient pour effet d’éloigner davantage le public des CISP de la possibilité de trouver un emploi de qualité et durable." Précisent les CISP.
Le gouvernement réduit de plus en plus le financement de ces centres, alors que de plus en plus de personnes ont besoin de formation. S’ils ne sont pas mieux soutenus, certains centres ou formations vont devoir fermer. De plus, certaines filières sont déjà directement menacées aujourd’hui de fermeture. Moins de centres et de filières de formation en CISP, cela veut dire moins de possibilité de formation pour les personnes qui en ont le plus besoin, et plus d’exclusion.
Les CISP demandent :
- de maintenir un financement suffisant pour mener leur travail correctement
- de garder des parcours souples, basés sur la confiance et adaptés à chaque personne
- de protéger leur statut de CISP pour ne pas être plongés dans l’incertitude permanente
- que leur travail soit reconnu et que leur expérience soit prise en compte pour construire les futures réformes
Plus vite mais pas mieux
Le gouvernement veut diminuer les temps de formation et mettre à l’emploi plus rapidement sans s’assurer que les personnes soient prêtes. Elles vont être davantage activées et contrôlées. Cela laissera moins de temps pour comprendre les besoins des personnes et les aider vraiment. Les stagiaires risquent d’être moins bien formés, de perdre confiance et d’avoir plus de mal à trouver un emploi durable. Les personnes ne rentrant pas dans les schémas de mise à l’emploi du gouvernement risquent d’être, elles, définitivement exclues de toute opportunité d’insertion professionnelle.
Les CISP et leurs stagiaires ont le sentiment de n’être ni respectés ni écoutés par les décideurs. Les réformes se font sans concerter le secteur et sans comprendre la réalité du terrain.
Cela risque d’amener du découragement dans les centres, et de mettre en danger l’avenir des formations qui jouent pourtant un rôle essentiel pour celles et ceux qui les suivent.
Les CISP concernés à Monceau : Quelque Chose à Faire, AID Soleimont et le Germoir.
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