Les travailleurs de la phase à chaud de Thy-Marcinelle à Charleroi ont reconduit mercredi matin le piquet de grève devant l'entreprise sidérurgique. En pleine négociation d'un plan social, ils dénoncent les conditions proposées par la direction.
Le conflit s'inscrit dans le cadre de la restructuration de la phase à chaud de l'usine carolo, qui comprend notamment des outils comme l'aciérie et le train de laminage. En tout, 179 personnes sont appelées à devoir quitter l'entreprise.
Depuis mars, syndicats et direction sont engagés dans une procédure Renault. Après la phase d'information et de consultation, qui s'est refermée début mai, les deux parties ont entamé la négociation du plan social avec, notamment, plusieurs journées consécutives de discussions la semaine dernière.
Les syndicats en sont ressortis particulièrement déçus et amers. Selon eux, les conditions proposées par la direction sont au niveau du préavis légal. "Ce n'est pas acceptable après 20 ou 30 ans de labeur pour certains", a indiqué Jacky Neijns, président de la délégation FGTB.
Depuis lors, les ouvriers de la phase à chaud sont en grève, bloquant notamment l'accès des camions au site.
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