Des millions de Belges voient leurs données de localisation enregistrées sur leurs smartphones subtilisées, ressort-il d'une enquête publiée mardi par nos confrères du quotidien L'Echo.
Des responsables de l'Union européenne (UE) ont pu être identifiés à partir de ces données mises en vente en ligne par des courtiers.
L'Echo a réussi à mettre des noms sur ces données pourtant "anonymes" et à observer les habitudes de vie d'au moins cinq personnes qui travaillent ou ont travaillé pour l'UE. Trois d'entre elles occupent des postes à haute responsabilité.
Avec ce traçage rendu possible, les institutions et les entreprises critiques situées en Belgique sont potentiellement menacées. La mise à nu des habitudes d'employés de structures critiques peut constituer une menace pour leur propre sécurité, mais aussi pour celle de leur employeur.
La Commission européenne, sollicitée par le quotidien, se dit "préoccupée par le commerce" de ce type de données. "Après avoir pris connaissance de l'enquête, la Commission a publié de nouvelles consignes à l'intention de son personnel concernant les paramètres de suivi publicitaire sur les appareils professionnels et privés, et en a informé d'autres entités de l'Union", a-t-elle fait savoir.
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