Ils ne baisseront pas la garde durant les vacances scolaires et ils sont prêts à poursuivre leur mobilisation à la rentrée scolaire contre les mesures touchant le monde de l'enseignement décidées par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Les syndicats ont profité de cette rencontre avec la presse pour faire le point sur la mobilisation des derniers mois qui a pris racine dans le contexte des "dizaines de mesures ayant une incidence sur l'emploi, les conditions de travail dans l'enseignement et le caractère universel de l'école", a rappelé Muriel Vigneron de la SLFP Enseignement.
Dans les jours qui ont suivi le vote du décret-programme, Elisabeth Degryse et Valérie Glatigny, respectivement ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles et ministre de l'Éducation ont appelé à la trêve. "Pour autant, on n'a reçu pour l'heure aucun appel à venir discuter", a dénoncé Adrien Rosman, responsable au Setca-Sel.
Le terme de l'année scolaire n'est pas synonyme de fin de la mobilisation, ont indiqué les syndicats, précisant qu'ils allaient déposer dès ce mardi un préavis courant de la mi-août au 27 septembre, date symbolique de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
"Ce sont les deux ministres et elles seules qui ont créé le chaos. À elles de trouver désormais la solution", a indiqué Roland Lahaye, secrétaire général de la CSC Enseignement.
Pour mettre un terme à la mobilisation, les syndicats ont affirmé qu'ils n'étaient pas prêts à se contenter de mesurettes. "On veut de vraies mesures qui font marche arrière sur des choses importantes décidées ces derniers mois", a indiqué Luc Toussaint, président de la CGSP Enseignement.
"S'il n'y a pas un geste, le mouvement risque de se durcir", a ajouté le responsable syndical.
Sur le même sujet
Recommandations
Enseignement pour adultes : 250 diplômes décernés dans le cadre de l'insertion professionnelle
Courcelles : la réforme de l'enseignement s'invite au conseil communal
Les professeurs de l'Athénée royal Vauban ne veulent rien lâcher
Un préavis d'actions déposé pour les entreprises sidérurgiques hainuyères
La Reine Mathilde était au Campus UCharleroi pour découvrir les formations en santé qui intègrent l'IA
Les travailleurs de Thy-Marcinelle à Charleroi en sont à leur 24ème jour de grève
Échec de la conciliation entre syndicats et direction de Thy-Marcinelle