La rencontre de conciliation organisée jeudi à Bruxelles entre les syndicats et la direction de l'entreprise sidérurgique Thy-Marcinelle à Charleroi s'est soldée par un échec, ont indiqué vendredi matin les représentants des travailleurs.
Selon eux, la direction n'a rien voulu concéder au bout des neuf heures de discussions.
Depuis février, les deux parties sont engagées dans une procédure Renault. Les négociations se sont tendues ces trois dernières semaines autour des conditions du plan social qui doit accompagner la restructuration de la phase à chaud de l'entreprise carolo appartenant au groupe italien Riva. Selon les syndicats, les conditions proposées par l'employeur pour les quelque 170 personnes appelées à quitter l'usine ne dépassent pas celles prévues dans le cadre du préavis légal.
"Et pourtant, on ne demande rien de démesuré. Face à nos demandes, la direction fait preuve d'un mépris sans précédent dans l'histoire de la sidérurgie belge. Par le passé, une restructuration était accompagnée pour le personnel de conditions de sortie plus ou moins décentes, qui reconnaissaient le travail accompli et sa pénibilité. Ici, on est loin du compte", a commenté Jacky Neijns, président de la délégation FGTB.
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