La FGTB et la CSC ont annoncé mercredi, en fin de journée, le dépôt d'un préavis d'actions pour les entreprises sidérurgiques situées en Hainaut. L'initiative trouve son origine dans le conflit social en cours chez Thy-Marcinelle à Charleroi.
Le préavis, qui vaut pour l'ensemble des entreprises dépendant de la commission paritaire 104, arrivera à échéance dans une semaine. A partir de jeudi prochain, des actions de différentes formes pourraient avoir lieu dans celles-ci, ont indiqué Salvatore Panarisi et Kevin Verbinnen, respectivement secrétaire politique FGTB Metal Hainaut-Namur et permanent CSC Metea Hainaut.
Le conflit social en cours chez Thy-Marcinelle en était mercredi à son 26ème jour. La grève entamée par les ouvriers de l'usine sidérurgique s'inscrit dans la restructuration de la phase à chaud et dans la négociation du plan social inhérent à celle-ci. Pour l'heure, les syndicats estiment très insuffisantes les propositions de la direction, qui selon eux fait peu de cas de l'ancienneté des travailleurs et de la pénibilité du travail.
Une délégation de Thy-Marcinelle reçue par les représentants de Charleroi Métropole
Une délégation de travailleurs de l'entreprise Thy-Marcinelle à Charleroi a rejoint mercredi le siège de l'intercommunale Igretec ou se réunissait le conseil d'administration de Charleroi Métropole. La rencontre a permis d'aborder trois grands points, selon les syndicats et le président de Charleroi Métropole, Thomas Dermine.
Le premier point concerne l'avenir des activités sidérurgiques à Charleroi. Selon le bourgmestre carolo, celles-ci font bel et bien partie du futur, à une époque où l'autonomie stratégique est une ambition fréquemment martelée.
Le deuxième point prend la forme d'une demande d'une rencontre urgente avec le ministre-président wallon Adrien Dolimont et le ministre wallon de l'Emploi Pierre-Yves Jeholet afin d'évoquer des pistes pour garantir la pérennité de certains outils de la phase à chaud de Thy-Marcinelle. "Nous avons le sentiment à cet égard que le gouvernement wallon n'a pas exploré toutes les pistes", a indiqué Thomas Dermine.
Enfin, le troisième point concerne un engagement du bourgmestre carolo : celui de prendre contact avec la famille Riva, propriétaire de Thy-Marcinelle, afin de l'encourager à reprendre les négociations avec les représentants des travailleurs de Thy-Marcinelle.
Le conflit social en cours chez Thy-Marcinelle en était jeudi à son 26e jour. La grève entamée par les ouvriers de l'usine sidérurgique s'inscrit dans la restructuration de la phase à chaud et dans la négociation du plan social inhérent à celle-ci. Pour l'heure, les syndicats estiment très insuffisantes les propositions de la direction, qui selon eux fait peu de cas de l'ancienneté des travailleurs et de la pénibilité du travail.
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