Raffaele Fitto, qui est vice-président de la Commission Européenne et membre du parti d’extrême droite italien « Fratelli d’Italia », était de passage aujourd'hui au Campus UCharleroi. Ce qui a fait naître une importante contestation citoyenne.
Importante mobilisation cet après-midi devant le Campus UCharleroi, à l’occasion de la visite officielle de Raffaele Fitto, le vice-président exécutif de la Commission Européenne et membre du parti d’extrême droite italien « Fratelli d’Italia ». Une venue, qui avait pour objectif de mettre en lumière les projets soutenus par les fonds européens.
« Nous tenons à rappeler notre attachement au principe non négociable de cordon sanitaire face à des courants politiques fondés sur l’exclusion, la stigmatisation et la remise en cause de principes et droits fondamentaux. Dans ce contexte, nous affirmons clairement notre désolidarisation totale quant à cette « visite officielle » et souhaitons signifier notre plus vive contestation concernant cette venue en ces murs universitaires, qui sont et doivent rester des lieux de savoir, de transmission et de formation critique, fondés sur des valeurs d’ouverture, de pluralisme et de vigilance démocratique », explique Cloé Clarat, qui est permanente syndicale CSC et responsable de la coalition antifasciste de Charleroi.
Alors qu’une haie de déshonneur était prévue pour accueillir Raffaele Fitto, ce dernier est finalement entré dans le campus universitaire par une porte dérobée. Un subterfuge, qui n’a pas dupé les manifestants, qui ont pris d’assaut les lieux en se rendant devant l’auditoire dans lequel l’attendait le Ministre-Président Adrien Dolimont. Si une visite du site était prévue, très vite, le programme a été chamboulé en raison de la cohue, de quoi irrité Adrien Dolimont.
« On ne plus faire notre travail correctement. Ceux qui sont en train de manifester aujourd’hui sont ceux qui critiqueront demain, les futures résultats des négociations des projets soutenus par les Fonds européens. Pour rappel, l’important chantier de la création du Campus UCharleroi, a été possible grâce au Fonds européens Feder, pour un montant de 23 millions d’euros. De plus, les manifestants crient que je suis un « facho », alors que c’est complètement contraire à l’ensemble de mes valeurs. Bref, l’image qui est envoyée est juste désastreuse», indique Adrien Dolimont, le Ministre-Président de la Wallonie.
Une visite éclair et une sortie des deux hommes politiques sous les huées des manifestants. Bref, un après-midi mouvementé sur le Campus UCharleroi, qui s’est déroulé en l’absence volontaire ou pas du bourgmestre carolo Thomas Dermine.
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