Depuis l’annonce de la fermeture de la phase à chaud de Thy-Marcinelle en janvier, les travailleurs ne cessent de se faire entendre. Ce lundi, les syndicats et les deux directeurs généraux du site se sont rencontrés afin de tenter de trouver un accord.
À l’occasion de cette rencontre, plusieurs dizaines d’employés ont défilé dans le centre-ville de Charleroi. La procédure Renault est actuellement en cours et 180 emplois sont menacés.
« On veut se faire entendre ! On a fait des demandes, et on n’a rien obtenu », regrette François Alexandre, ouvrier et délégué. « On veut au moins qu’ils respectent la prime de départ demandée et les années d’ancienneté. »
Certains ont travaillé 35 ans, n’ont pas vu leurs enfants, ont consacré leur vie à Thy-Marcinelle, et se retrouvent aujourd’hui sans rien.
À la sortie de la réunion, le délégué a confirmé qu’aucun accord n’avait été trouvé. « Comme on s’en doutait, malheureusement. »
Les actions devraient se poursuivre. « On ira jusqu’au bout. On n’a plus rien à perdre. »
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