Alors que les actions ont repris ce lundi dans les écoles et qu'une manifestation pacifique contre les violences policières est annoncée cet après-midi à Bruxelles.
La ministre en charge du secteur en FWB, Valérie Glatigny, a fait part de sa volonté de "retisser du lien" avec les enseignants et les élèves:
"On va multiplier les rencontres, y compris avec les jeunes, pour expliquer ce qu'on a fait et pourquoi on l'a fait. Il faut arrêter de se mettre la tête dans le sable: nous devons retrouver une capacité à réinvestir dans l'école", a-t-elle répété lundi matin chez nos confrères de BX1.
"On veut retisser du lien. Ca ne fait plaisir à personne de faire des économies mais on n'a plus le choix: on veut s'assurer qu'on puisse payer les salaires en 2029 - 2030", a-t-elle ajouté en affirmant néanmoins "rester à l'écoute d'éventuelles demandes pour la rentrée prochaine".
Selon la ministre, la porte est en effet "entrouverte", avec notamment des "mesures de souplesse" déjà annoncées pour garantir, durant un an, l'emploi des enseignants temporaires. "On va faire un suivi pour qu'il n'y ait pas de perte d'emploi des temporaires et des temporaires prioritaires", a-t-elle rappelé.
Enfin, interrogée sur les violences qui ont émaillé les manifestations des derniers jours et sur l'idée, défendue notamment par le ministre de la Défense Theo Francken et le président du MR, Georges-Louis Bouchez, d'envoyer les casseurs en camp de redressement militaire, Valérie Glatigny a dit "ne pas être sûre que l'armée soit la réponse". "Des structures d'aide à la jeunesse existent déjà", a souligné la libérale.
Des casseurs et des violences policières, il en était également question dans les interventions du bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, sur BX1 et sur la RTBF.
"Chaque fois qu'une manifestation tourne mal, c'est un échec. Je l'assume. Dès le début, il y a eu de la casse; donc oui, nous devions intervenir même si je comprends que ce sont des moyens impressionnants", a-t-il défendu en soulignant que les images, dont celles d'un policier arborant un symbole interdit ou tenant des propos homophobes, "ne sont pas encore complètement authentifiées".
"Quand on tombe sur la police, c'est parce que la société n'a pas eu de réponse. Ma responsabilité, c'est de faire la balance entre permettre aux gens de s'exprimer et assurer l'ordre public", a poursuivi le socialiste.
"L'ordre public, c'est un travail difficile. Aujourd'hui, il faut débriefer et analyser les images avec sang froid, méthode et détermination", a-t-il ajouté. Et si l'enquête demandée par la Ville montre qu'il y a eu dérapages, il y aura des sanctions "pouvant aller jusqu'au renvoi".
"Je suis convaincu que l'immense majorité des gens savent exprimer leur colère avec dignité et que l'immense majorité des policiers travaillent correctement", a conclu Philippe Close.
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