Charge horaire, congés maladie, fin de carrière… Le décret-programme de la FWB continue de susciter des réactions dans l’enseignement. À Fleurus, une action s’est tenue ce matin devant l’Athénée royal Jourdan afin de relayer la contestation.
En ce début de semaine, les établissements ont retrouvé leurs élèves, mais pas leur fonctionnement habituel. Dans plusieurs écoles, des enseignants ont choisi de perturber partiellement les cours pour marquer leur opposition à un texte dont le vote a été reporté.
Pour Sylvie Daubresse, enseignante et déléguée syndicale, les inquiétudes sont multiples : « Certains collègues risquent de voir leur emploi fragilisé en cas de modification de la charge horaire. D’autres, en mi-temps médical, s’interrogent sur la pérennité de leur situation. Il y a aussi une perte d’attractivité du métier. »
Des mesures qui inquiètent
Parmi les mesures contestées figure notamment l’introduction de deux heures de cours supplémentaires par semaine pour les enseignants du secondaire supérieur, sans compensation salariale selon les enseignants. Une mesure qui s’inscrit dans un ensemble plus large de changements dans l’enseignement. Jean Magnette, enseignant, estime que l’enjeu dépasse ce point précis : « Les deux heures sont souvent mises en avant, mais il y a de nombreuses autres mesures qui auront un impact sur l’organisation des écoles et sur les élèves. » Amélie Naviaux, également enseignante à Fleurus, insiste : « Si cela ne concernait que les deux heures, nous ne serions pas mobilisés à ce point. Mais ces mesures combinées risquent de provoquer des suppressions d’emplois et des classes plus chargées. Nos conditions de travail deviennent très compliquées. »
Les actions se poursuivent
À Fleurus, les enseignants ont choisi de s’exprimer directement devant les passants, à l’Athénée royal Jourdan. Pancartes et tracts ont été utilisés pour sensibiliser les parents et les citoyens. « Le discours dominant ne reflète pas toujours la réalité vécue dans les écoles. Il est important de pouvoir l’expliquer directement », explique Sylvie Daubresse.
Les enseignants affirment vouloir poursuivre la mobilisation dans les prochaines semaines, avec des actions ciblées dans plusieurs établissements jusqu’à la fin de l’année scolaire.
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