Après les manifestations de jeunes de vendredi dernier, ce sont les élèves de l'Athénée Royal Jules Destrée qui se mobilisent. Ils ont décidé de bloquer l'entrée de leur établissement ce lundi 8 juin dès 7h30.
Après le vote du décret-programme 2, la mobilisation se poursuit plus que jamais.
La CGSP Enseignement appellera ses affilié·e·s à se prononcer sur une grève le 24 août 2026, jour de la rentrée scolaire.
Et après les enseignants, ce sont les étudiants qui réagissent un peu partout. Après la mobilisation de vendredi dernier, ce sont les élèves de l'Athénée Royal Jules Destrée qui ont décidé de bloquer leur établissement lundi dès 7 h 30.
« Face au vote du décret-programme, que nous considérons comme une véritable sentence de mort pour l'enseignement, nous avons décidé d'agir. Alors que la direction de notre établissement refuse catégoriquement de bouger ou de prendre position, ce sont les élèves qui reprennent le flambeau », déclarent-ils dans un communiqué.
Ils disent ne pas vouloir se laisser abattre et se mobilisent pour l'avenir de leurs professeurs, qui « subissent de plein fouet ces réformes sans que personne dans l'école ne lève le petit doigt pour les défendre ».
Lundi 8 juin à 7 h 30, les élèves procéderont donc au blocage total de l'établissement.
« Nous organisons cette action de manière déterminée pour faire entendre notre voix, soutenir notre corps enseignant et réveiller les consciences. »
Des jeunes en colère
Pour rappel, plusieurs centaines d'élèves du secondaire étaient déjà descendus dans les rues de Charleroi vendredi dernier pour exprimer leur mécontentement. Une mobilisation spontanée, au lendemain de l'adoption par le gouvernement de la FWB de nouvelles mesures d'économies dans l'enseignement. Les jeunes, qui s'estiment être les premières victimes de ces réformes, sont en colère.
Parmi les mesures contestées figurent notamment l'augmentation de 10 % de la charge horaire des enseignants du secondaire supérieur, sans compensation salariale, ainsi que la hausse du minerval pour une partie des étudiants de l'enseignement supérieur. Pour près de 58 % d'entre eux, ce montant passera de 835 à 1.200 euros.
Des économies qui risquent, selon le monde de l'enseignement, d'avoir des conséquences directes sur la qualité et l'accessibilité des études. Les jeunes estiment ne pas avoir été suffisamment entendus dans le cadre de cette réforme et souhaitent faire part de leur opposition aux différentes mesures contenues dans le décret-programme.
Sur le même sujet
Recommandations
Gosselies : un avion didactique pour une formation plus concrète
FWB: le plan d'économies dans l'enseignement définitivement validé par le parlement
FWB: le décret-programme validé en commission mais pas encore renvoyé vers la plénière
Fleurus : les enseignants mobilisés contre le décret-programme
Province : Une refonte en profondeur de la structure de la Haute École Provinciale du Hainaut-Condorcet
Hôtellerie-Restauration: Epreuve de qualification pour les élèves de l'IND Fleurus
FWB: les enseignants ont débuté leurs dix jours d'actions contre le gouvernement