Si c'était à refaire, un infirmier ou infirmières sur deux opterait pour une autre carrière. Plus d'un soignant sur six envisage d'ailleurs de se réorienter dans les cinq ans, ressort-il d'une étude du SPF Santé publique citée dans Le Soir lundi.
Cette étude sur la profession infirmière est un signal d'alerte pour l'attractivité du métier, d'autant plus que désormais l'arrivée des nouveaux diplômés ne suffit plus à compenser les départs. Une situation jamais vue en vingt ans.
Les plus de 5.000 réponses collectées par l'administration fédérale témoignent de conditions de travail négatives : charge professionnelle, émotionnelle et physique, manque de soutien, salaire...
Le mal-être s'exprime davantage au sein du personnel employé en maison de repos et dans les hôpitaux. Les problèmes sont en outre dénoncés avec plus d'acuité en Wallonie qu'en Flandre.
Des éléments positifs ressortent tout de même de l'étude : plus de 90% de celles et ceux qui y ont participé disent "avoir le sentiment d'être utiles", 80% estiment que la qualité de leur travail "est reconnue par les patients". Ce n'est donc pas le métier lui-même qui est remis en question, mais bien les conditions dans lesquelles il est exercé.
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