Quelques proches de détenus de la prison de Jamioulx se sont rassemblés cet après-midi devant l’établissement pénitentiaire. Ils contestent le fait que les visites soient supprimées étant donné la grève des agents.
"On leur retire leurs droits!"
Quelques mots pour exprimer leur mécontentement et des messages de soutien à destination de leurs proches détenus à la prison de Jamioulx inscrits sur un drap. C’est le seul contact que ses familles auront aujourd’hui avec leur compagnon, leur frère ou encore leur cousin incarcéré dans cet établissement pénitentiaire. Les visites ont été annulées hier et aujourd’hui suite à la grève des agents.
"On nous dit qu’on ne peut plus venir voir les détenus car ils font grève. On peut comprendre mais ils (les détenus, ndlr) ont quand même droit à une visite. Ils n’ont rien fait de mal. Les enfants attendent le week-end pour voir leur papa et on va devoir leur dire qu’ils peuvent pas voir leur papa" confie Malaika, proche d’un détenu.
"Il faut aussi nous comprendre nous! Nous sommes là pour venir les voir et enfin de compte on leur retire leurs droits. Là, ils font grève et les détenus n’ont pas le droit à une douche. Dans certaines sections, ils ont une douche tous les deux jours" détaille Malaika.
Un blocage symbolique
En signe de protestation, les familles bloquent temporairement l’entrée de la prison. Si certains comprennent les revendications et le ras-le-bol du personnel, d’autres sont en colère.
"Il y a pas de motivation des agents! Il y a des détenus qui ont besoin d’un minimum d’hygiène. Ils ont besoin de visites. Il y a la soeur d’un détenu qui est juste ici. Elle va accoucher dans une semaine, elle aurait bien voulu voir le parrain mais elle ne le verra pas. En 2016, ça a été pareil. En 2018, ça a été pareil. Maintenant en 2020, c’est de nouveau! Il n’y a pas d’évolution de leur côté" déplore Ludovic, le cousin d’un détenu
Les familles demandent désormais qu’un service minimum soit assuré durant les grèves comme le fait de pouvoir apporter des vêtements ou laisser les enfants voir leur père incarcéré. Si aucune solution n’est trouvée, tout le monde devra prendre leur mal en patience puisque le préavis de grève couvre jusqu’au 31 janvier.
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