Après l'accord du gouvernement, voici ce qui va changer pour les pensions

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Fumée blanche pour le changement des pensions. Cette nuit, le gouvernement fédéral est enfin parvenu à trouver un accord dans le dossier de la réforme des pensions. Cela a été annoncé mardi dans la nuit par le Premier ministre, Alexander De Croo sur Twitter. Les partis ont aussi réagi à cet accord.

L'un des points les plus compliqués des longues négociations qui ont débouché sur cet accord portait sur l'accès à la pension minimum, que le gouvernement fédéral a déjà revalorisée.
Pour la première fois en Belgique, celui-ci est soumis à une condition de travail puisqu'il faudra dorénavant 20 ans de carrière effective, à minium 4/5e temps, pour y accéder.
Selon le Premier ministre, un principe guide l'accord: qui travaille plus longtemps voit sa carrière valorisée par une meilleure pension.


Un nouveau bonus de pension est introduit pour inciter les travailleurs à ne pas prendre de retraite anticipée. Le montant précis de ce supplément sera déterminé sur la base d'une analyse budgétaire qui sera effectuée dans les prochaines semaines par le Bureau du Plan. Il est question d'un bonus de 300 à 500 euros nets par année supplémentaire.
L'un des autres objectifs poursuivis par la Vivaldi était la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes en termes de pensions. Celles-ci sont également prises en compte, en veillant à ce que les personnes qui ont travaillé dans le passé à temps partiel -souvent des femmes- pour pouvoir s'occuper de leur(s) enfant(s) voient leurs pensions revalorisées.

Un accord qui ne fait pas l'unanimité

L'accord conclu dans la nuit au fédéral sur la réforme des pensions a continué à faire réagir ce mardi matin. S'il constitue "un premier pas" pour Groen, le CD&V et l'Open VLD, Les Engagés, dans l'opposition, s'interrogent eux sur le message envoyé par le gouvernement.

"Accord #pensions? Quelques mesures oui. Mais quel est le message du #begov aux pensionnés qui ont travaillé dur avec une pension bien plus basse que dans les autres pays? À ceux qui cumulent différents statuts? À ceux qui ont un métier pénible? Aux jeunes à qui on remballe la patate chaude?", demande ainsi Catherine Fonck, la chef de groupe des Engagés à La Chambre, sur Twitter.
"Cet accord n'est pas le point final de la réforme des pensions mais un premier pas raisonnable", a pour sa part réagi, dans un communiqué, le co-président de Groen, Jeremie Vaneeckhout.

"Sous le gouvernement précédent, il n'était pas question d'une réforme avec une empreinte sociale. Aujourd'hui, nous avançons. Cet accord prend en compte les personnes qui avaient un travail à temps partiel et accorde ainsi à de nombreuses femmes une pension minimum avec laquelle elles peuvent vivre", a estimé le responsable des écologistes flamands.
Pour Groen, des périodes telles que le congé de maternité, le congé d'allaitement et le congé palliatif devaient entrer en ligne de compte pour l'acquisition des droits à pension. "Grâce à (la vice-première ministre, ndlr) Petra De Sutter, l'accord conclu ne mène pas à une pension de misère pour les femmes et je m'en réjouis", a enfin ajouté Jeremie Vaneeckhout.
"L'accord conclu n'est qu'un premier pas; le chemin est encore long", a de son côté souligné le président du CD&V, Sammy Mahdi.
"Il n'y a pas eu de grande réforme des pensions et beaucoup de propositions absurdes, qui faisaient tout sauf valoriser le travail, ont heureusement été écartées", a-t-il tweeté mardi matin. Comme d'autres au sein de la majorité, ce dernier admet toutefois rester sur sa faim. "Quand vous avez besoin de jours et de nuits de discussions pour convaincre certains que 20 ans de travail est un minimum absolu, vous en savez assez."
Le vice-Premier ministre et ministre des Finances Vincent Van Peteghem ne déborde pas, lui non plus, d'enthousiasme. Il en faudra beaucoup plus à long terme pour que le système de pension reste payable, a-t-il ainsi affirmé mardi matin sur les ondes de la VRT. "Cet accord ne peut certainement pas être le point final. Nous devrons continuer à prendre des décisions", a déclaré le ministre CD&V.

Enfin, du côté de l'Open VLD, on indique que "le travail n'est pas fini" même si on se réjouit qu'un seuil de 20 ans de travail effectif ait été fixé pour accéder à la pension minimum. "C'est un progès important", a tweeté mardi matin le président des libéraux flamands, Egbert Lachaert.  "La condition d'un travail effectif constitue un pas dans la bonne direction. Il nous permet de sortir du système erroné qui donnait accès à une pension minimum sans avoir jamais travaillé"", a renchéri la secrétaire d'Etat au Budget, Eva De Bleeker.

Source: Belga


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