C’est une première. A Charleroi, un conseiller communal vient d’entamer une grève du vote. Philippe Hembise, conseiller PS veut protester contre une situation qui perdure depuis plus de vingt ans. La rue dans laquelle il habite à la limite de Roux, se nomme rue des chèvres d’un côté, et rue de Monceau de l’autre. Et les numéros ne coïncident pas. Une situation difficile pour les riverains et les postiers. Le conseiller socialiste ne votera plus les points concernant les noms de rues avant que la situation soit résolue. Nous avons voulu voir comment ça se passe dans la rue en question.
Deux noms et plusieurs communes
Comme tous les jours, Sabina vient relever son courier dans sa boîte aux lettres. Une action banale, mais qui ici pose problème. Dans cette rue, les adresses ne sont pas claires.
« De mon côté, nous sommes à la rue des chèvres sur Roux, explique Sabina. Et juste en face, nous sommes à la rue de Monceau à Jumet. Et un eu plus loin, une partie est sur Marchienne Docherie, et l’autre sur Jumet Gohissart. »
Les pompiers ou les ambulances pourraient ne pas trouver la bonne adresse
Les riverains s’inquiètent donc de ce qui pourrait se passer en cas de problèmes. Les pompiers ou les ambulances pourraient ne pas trouver la bonne adresse assez rapidement.
« Plutôt que d’arriver chez moi, poursuit la riveraine, ils pourraient aller dans la même rue, au même numéro, mais du côté de Jumet. »
Même les facteurs ont du mal à s’y retrouver au début
Et pour le courrier et les colis, les choses ne sont pas plus simples.
« Au début, c’est un peu compliqué, témoigne le facteur du quartier. Maintenant, je connais ma tournée. Mais des fois, même des pompiers ou des voitures de police me demandent tel ou tel numéro. C’est vrai qu’au début, ce n’est pas évident: à droite, c’est chèvres et à gauche Monceau. »
« Dernièrement, ajoute Sabina, on nous a livré une télé par erreur. On l’a rapportée à la bonne adresse un peu plus loin. Des riverains n’ont pas non plus reçu leurs chèques pour les sacs poubelles, par exemple. La grosse difficulté, c’est que la rue est sur plusieurs communes. Et le problème dure depuis des années. Depuis que j’habite ici, depuis 23 ans, je vis ce problème. »
A la Ville, on cherche une solution. Mais elle ne sera pas facile à trouver.
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