Le ton est monté entre l'opposition et le MR, mercredi, en séance plénière du parlement wallon, à propos du nouveau tour de vis budgétaire attendu au sud du pays.
"En deux ans, vous avez creusé la dette; vous avez 18% de chômage en plus... Vous vous êtes plantés. Vous n'êtes pas des ingénieurs, vous êtes des amateurs en chef", s'est emportée la cheffe de groupe socialiste au parlement régional, Christie Morreale.
"Vous nous aviez promis monts et merveilles alors que nous savions que votre trajectoire budgétaire était intenable. Aujourd'hui, les Wallons ont le droit de savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Ils doivent savoir si vous allez mettre en place une taxe autonomie, si vous allez toucher aux places dans les maisons de repos, si vous allez augmenter le prix des bus,... Vous avez mis la tête dans le sable et subitement, vous vous réveillez en disant que ça va saigner dans les chaumières", a-t-elle ajouté.
"Il y a trois semaines, vous minimisiez le dérapage budgétaire et maintenant, vous sonnez l'alerte en disant qu'il faut changer de chemin. Que s'est-il passé? Et de quel chemin parlez-vous? Y a-t-il une volonté du gouvernement de sortir de ses contradictions et de ses légèretés?", a renchéri le chef de groupe Ecolo Stéphane Hazée, en épinglant une nouvelle fois la "coûteuse" réforme des droits d'enregistrement lancée par la majorité.
"Le gouvernement a de l'argent pour ses dadas et ses caprices mais pas pour les politiques publiques", a-t-il ensuite regretté.
Dans les rangs du gouvernement, le ministre-président est monté au créneau. "Nous voulons résoudre cette équation que vous jugez impossible", a-t-il défendu tout en rappelant la hausse de la dette, à 43 milliards en 2025. "Notre objectif ne change pas: on veut revenir à l'équilibre budgétaire pour éviter la croissance de la dette. Mais comme lorsqu'on prend un chemin et qu'on s'aperçoit qu'il y a des bouchons, on peut en changer", a justifié le libéral. "On travaille à une réforme du système en profondeur et on assume de réformer pour corriger les dérives qu'il y a eu ces dernières années", a-t-il conclu.
Sur le même sujet
Recommandations
Charleroi boucle 2025 en boni, mais reste sous pression financière
La Ville de Charleroi va à nouveau mettre en vente des bâtiments publics
Cyberattaque à Anderlues: pas de retour à la normale avant plusieurs jours
La Sambrienne : la Région passe à l'action, un manager de crise va être désigné
Charleroi: La venue du vice-président européen a été fortement perturbée
Vers la fin de la publicité des aliments affichant un Nutri-Score D ou E?
Raffaele Fitto en visite à Charleroi : entre accueil institutionnel et contestation citoyenne
Le gouvernement wallon confirme la fin du dispositif APE au 1er janvier 2027