Les Engagés veulent interdire la publicité des aliments avec un Nutri-Score D ou E, soit les scores les plus défavorables. Le député fédéral Jean-François Gatelier a déposé une proposition de loi en ce sens. Elle sera prise en considération demain/jeudi.
"On ne peut pas, d'un côté, promouvoir la santé publique et la prévention, et de l'autre, laisser le marketing pousser massivement à la consommation de produits qui favorisent l'obésité, le diabète ou encore certains cancers", déclaré le député mercredi par voie de communiqué.
Cette nouvelle proposition de loi complète celle visant à rendre le Nutri-Score obligatoire.
Les centristes, dans la majorité, redonnent ainsi un coup de pression dans ce dossier. Pour l'instant, l'intention du ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke (Vooruit) est plutôt d'avancer pas à pas. Une discussion est en cours avec l'industrie et le secteur de la distribution en vue d'étendre la présence du Nutri-Score, au moins sur les publicités, avait-il annoncé le mois dernier. Le ministre entend aussi proposer une expérimentation avec des étalages sains aux caisses, à la place des bonbons et friandises.
Actuellement, l'affichage du Nutri-score est facultatif au niveau européen. La Commission européenne n'a jusqu'à présent pas instauré d'étiquetage nutritionnel obligatoire harmonisé sur la face avant des emballages à l'échelle de l'UE. Et plusieurs États membres s'opposent au dispositif, l'Italie en tête.
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