Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné lundi après-midi différents responsables d'entreprises de construction à des peines d'emprisonnement avec sursis et à des amendes.
Dans le même dossier, il a en revanche acquitté de l'essentiel des préventions, sauf d'une relevant de faux, les dirigeants de l'entreprise liégeoise de construction Wust.
Dans son réquisitoire, le parquet fédéral avait décrit une "structure négrière" reposant sur un montage hiérarchique entre trois types d'entreprises : des entreprises réservoirs de main d'œuvre, pourvoyeuses de main d'œuvre et une entreprise générale.
L'entreprise Wust était accusée d'être à l'origine de cette organisation criminelle qui lui aurait permis de disposer illégalement de travailleurs via des sociétés écrans. Selon le Parquet fédéral, certains responsables de la société exerçaient ainsi notamment une autorité sur des travailleurs déclarés dans d'autres sociétés.
Lundi, le tribunal correctionnel n'a pas suivi le parquet fédéral. Il a ainsi écarté vis-à-vis de l'entreprise liégeoise, filiale de Besix, et de ses dirigeants, les préventions d'organisation criminelle et d'utilisation illégale de travailleurs.
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