À 90 ans, Michel Conreur est l’une des grandes mémoires de Thuin. Auteur d’une soixantaine d’ouvrages, il consacre sa vie à raconter l’histoire de la cité aux remparts, de son folklore à ses racines archéologiques, en passant par ses grandes figures.
À 90 ans, Michel Conreur est une véritable mémoire vivante de Thuin. Auteur d’une soixantaine d’ouvrages, il explore depuis toujours l’histoire de sa ville : son folklore, ses grandes figures, mais aussi ses racines archéologiques. Au fil de ses recherches, il met au jour des découvertes parfois surprenantes, qui éclairent le passé de la cité aux remparts.
Le nom de Michel Conreur fait écho à l’histoire de Thuin. Du haut de ses 90 ans, il a écrit près de 60 ouvrages. Le folklore, les personnalités thudiniennes, mais aussi l’archéologie ou encore l’épopée napoléonienne figurent parmi les thèmes qu’il a abordés. « C’est une ville qui faisait partie de la Principauté de Liège et qui a un grand passé, explique-t-il. Toute ma famille est originaire de Thuin depuis le XVIᵉ siècle. » Autant dire que son ADN est résolument thudinien.
C’est donc à partir de ces racines profondes qu’il s’est intéressé à l’histoire de sa ville. Au fil de ses recherches, il fait des découvertes surprenantes. « Le Bois du Grand Bon Dieu est la première capitale des Nerviens, avant Bavay. À l’entrée du bois, il y a une bosse de terre dont on ignorait l’origine ; j’ai avancé l’idée qu’il s’agissait d’un rempart gaulois, ce qui s’est avéré exact. »
Une autre révélation, tout aussi étonnante, concerne la Cantilène de Sainte Eulalie. Ce texte, considéré comme le premier poème de la langue française, aurait été écrit dans la région de Thuin. « La grande spécialiste du sujet était Renée Balibar, professeure à la Sorbonne. Je lui ai écrit, et elle m’a félicité et m’a même confié que les Français ne sortaient pas souvent de leurs frontières. »
Au-delà de Thuin, Michel Conreur est également un passionné de musique classique. Il a ainsi consacré plusieurs ouvrages à Mozart et Beethoven. Lors d’un voyage à Bonn, en Allemagne, il a même pu exprimer ses talents de pianiste.
Michel Conreur est une mémoire vivante de la cité aux remparts, et ses livres en témoignent. Et si le Bois du Grand Bon Dieu recèle encore des secrets du Néolithique, cette place majeure datant de l’âge de la pierre polie restera, à coup sûr, son dolmen à lui.
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