Le ministre-président wallon Adrien Dolimont est revenu ce jeudi, en commission du parlement régional, sur sa rencontre chahutée, à Charleroi, avec le commissaire européen Raffaele Fitto, membre du parti d'extrême droite Fratelli d'Italia.
"C'est mon devoir de faire entendre la voix de la Wallonie, de faire valoir nos priorités et de défendre l'accès à des fonds européens qui constituent un véritable levier de transformation pour notre Région", a-t-il justifié.
Le commissaire européen Raffaele Fitto, en charge de la politique de cohésion, s'était rendu sur le campus UCharleroi le 1er avril dernier où il avait été accueilli, entre autres, par Adrien Dolimont et un représentant du bourgmestre de la ville, Thomas Dermine. Quelque 200 militants antifascistes étaient également présents, bien décidés à dénoncer la venue d'un dirigeant d'extrême droite.
"Raffaele Fitto s'est rendu à Charleroi dans le cadre d'une mission officielle de la Commission européenne, ce qui fait partie des obligations de chaque commissaire au cours de son mandat. Cette visite a été organisée par la représentation de la Commission européenne en Belgique; elle ne résulte donc pas d'une invitation du gouvernement wallon et celle-ci était également adressée aux autorités de la ville. D'où ma surprise de constater leur absence, malgré leur confirmation initiale", a expliqué ce jeudi Adrien Dolimont, interrogé sur le sujet par le chef de groupe Ecolo au parlement régional, Stéphane Hazée.
Selon le libéral, cette visite intervient par ailleurs "à un moment charnière pour l'avenir du budget européen. Les négociations relatives au prochain cadre financier pluriannuel 2028-2034 sont en cours, avec des propositions qui remettent profondément en question les équilibres actuels, et notamment l'existence même de la politique de cohésion. Or, cette politique est essentielle pour la Wallonie puisqu'elle constitue le principal instrument d'investissement dans nos régions", a-t-il ajouté.
"En tant que ministre-président en charge de la coordination des fonds européens, il est de ma responsabilité de défendre le maintien d'une politique de cohésion forte. C'est dans ce contexte que j'ai accepté de rencontrer le commissaire, ce n'est pas moi qui choisis mon interlocuteur", a poursuivi Adrien Dolimont.
"Saborder une réunion de cette importance me semble totalement contreproductif pour les intérêts de notre Région. Manifester est légitime mais les débordements auxquels j'ai assisté ne le sont pas et l'utilisation du terme fasciste à mon encontre est juste inacceptable. On fait perdre tout son sens à ce mot", a encore insisté le ministre-président, en rappelant que le campus carolo a bénéficié au total de 23 millions de fonds européens. "Raison précise pour laquelle la Commission avait proposé ce lieu."
Vous pouvez revoir le reportage sur cette visite en cliquant ci-dessous:
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