Les discussions entre la Flandre et la Wallonie sur l'introduction d'une vignette automobile avaient subi un coup de frein dans l'attente qu'un gouvernement soit enfin mis en place à Bruxelles.
Maintenant que c'est chose faite, le ministre flamand des Finances et du Budget, Ben Weyts (N-VA), souhaite "se mettre au travail et conclure des accords" sur le sujet, a-t-il indiqué mardi en commission du parlement flamand.
Son de cloche identique en Wallonie, où la volonté du gouvernement régional "est restée inchangée et colle parfaitement à l'appel de la Flandre. Y compris sur le timing".
Pour Ben Weyts, le système peut toujours être mis en place à l'horizon 2027. Objectif: faire participer les conducteurs étrangers aux frais d'utilisation des autoroutes.
Si la Flandre et la Wallonie semblaient proches d'un accord sur le sujet, l'absence des Bruxellois à la table des négociations avait freiné les discussions. Désormais dotée d'un gouvernement de plein exercice, la région capitale peut participer aux discussions. D'autant que son accord de majorité stipule que le nouvel exécutif bruxellois "s'inscrira dans la dynamique de la Flandre et de la Wallonie visant à introduire une vignette routière harmonisée". Il précise toutefois que les intérêts de Bruxelles doivent être "strictement respectés" et que la région "exigera une clé de répartition financière équitable".
Selon Ben Weyts, une réunion est déjà prévue entre les trois entités. "J'espère que nous allons pouvoir nous mettre au travail et conclure des accords", a-t-il insisté. "Il faut travailler rapidement avec le gouvernement bruxellois afin de ne pas léser les Bruxellois eux-mêmes", abonde-t-on du côté des autorités wallonnes.
Parallèlement, des contacts sont en cours au niveau européen car le dispositif doit répondre à un certain nombre de critères pour être conforme à la réglementation européenne. "Cette taxe ne peut notamment pas s'appliquer uniquement aux étrangers et nous ne pourrons pas non plus la compenser à 100 %", a encore expliqué le ministre Weyts. Pour autant, l'objectif n'est pas d'augmenter la pression fiscale sur les contribuables, a-t-il assuré.
Malgré ces contours stricts, les Régions espèrent "pouvoir démarrer le plus rapidement possible" afin que le système puisse être déployé en 2027.
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