À Châtelet, l’ancienne décharge du Chêne à l’Image a été entièrement réhabilitée. Transformé en espace vert, le site reste toutefois sous surveillance environnementale pour plusieurs décennies.
Pendant des années, le site a été une décharge à ciel ouvert. Aujourd’hui, il laisse place à un espace verdoyant. Cette transformation est le fruit de plusieurs mois de travaux menés par la Spaque, l’opérateur wallon chargé de l’assainissement des sols pollués.
Exploitée entre 1950 et 1968, la décharge contenait près de 182 000 mètres cubes de déchets ménagers, industriels et hospitaliers. « Nous sommes vraiment sur la fin des travaux de réhabilitation. L’objectif était de sécuriser ce massif de déchets pour empêcher les eaux de pluie de s’y infiltrer et de produire des lixiviats, un jus hautement pollué », explique Caroline Charlier, porte-parole de la Spaque.
Un site sécurisé et transformé
Si les déchets sont toujours présents, ils sont désormais confinés et rendus inoffensifs. Une évolution saluée par les riverains, qui ont longtemps subi les nuisances du site. « Il y avait beaucoup d’odeurs nauséabondes et des déchets qui s’envolaient. Le fait que le site ait été réhabilité est très positif pour tout le quartier », témoigne un riverain.
Au-delà de la sécurisation, le site a également été repensé pour s’intégrer dans son environnement naturel. Situé au cœur d’un bois, il accueille désormais mares et zones humides favorables à la biodiversité. « On a travaillé pour favoriser la présence d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens et de gibier », précise Caroline Charlier.
Pour la commune, cette transformation représente un atout important. « C’est un nouveau poumon vert de 26 000 mètres carrés pour nos citoyens », souligne le bourgmestre de Châtelet, Alpaslan Beklevic. Une partie du site restera toutefois inaccessible pour des raisons de sécurité, tandis que le reste sera ouvert aux promeneurs et amoureux de la nature.
Un chantier qui se poursuit sur le long terme
Si le site est aujourd’hui assaini, il entre désormais dans une phase de post-gestion d’au moins 30 ans. Des contrôles réguliers seront effectués sur les nappes phréatiques, l’air ambiant ainsi que les sols et sous-sols.
Plus largement, ce chantier illustre l’ampleur des défis en Wallonie. « La Région doit prendre ses responsabilités sur l’ensemble des sols pollués. Cela prendra des années et nécessitera des investissements importants », indique le ministre de l’Environnement, Yves Coppieters.
À Châtelet, la page de la décharge se tourne peu à peu. Un nouveau chapitre s’ouvre, plus vert, mais sous surveillance pour longtemps encore.
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