La structure wallonne d'aide à l'emploi "Coup de boost", qui se destine aux jeunes de 18 à 29 ans en décrochage, va passer de deux à dix antennes en septembre, a annoncé lundi la ministre wallonne de l'Emploi, Christie Morreale.
La structure a été lancée en 2016 sous forme d'un projet pilote, avec deux antennes, à Charleroi et Mons. Forte d'un investissement de 14,6 millions dans la cadre du plan de relance de la Wallonie, elle compte désormais aussi des antennes à Arlon, Namur, Liège, La Louvière, Tournai, Verviers et Huy. La plateforme de Nivelles ouvrira, quant à elle, ses portes en septembre. Un subside du Fonds social européen permettra également d'ouvrir deux nouveaux bureaux d'accompagnement à Marche et Couvin d'ici 2025.
La structure se destine aux jeunes peu qualifiés ou ayant eu une longue période d'inoccupation à la suite de parcours de vie difficiles. Leur accompagnement est assuré par du personnel de la CSC, de la FGTB ainsi que de conseillers du Forem. Concrètement, ils bénéficient d'un accompagnement en groupe (deux jours par semaine) et d'entretiens individuels (plusieurs fois par mois). Le but est d'avancer et de construire leur projet professionnel de manière ciblée, avec un suivi adapté et une aide dans leurs différentes démarches. Cela doit leur permettre de progresser vers une autonomie et une meilleure estime d'eux-mêmes. Ils bénéficient également d'un accès gratuit à des ordinateurs, imprimantes et autres scanners.
Inspirée par les cellules de reconversion mises en place lors de licenciements collectifs, la structure "Coup de boost" est déjà venue en aide à quelque 760 jeunes depuis 2016. Cela a permis à plus de 70% d'entre eux de retrouver le chemin du marché du travail (emploi, formation ou reprise d'études). Avec les nouveaux investissements réalisés, l'objectif est d'encadrer 500 nouveaux jeunes chaque année jusqu'en 2025.
"Les retours positifs révèlent une méthodologie alternative qui marche, celle d'un partenariat entre le Forem, la FGTB et la CSC", s'est réjouie Christie Morreale. "Je souhaite que cet impact positif puisse aujourd'hui être pérennisé via un arrêté que je proposerai prochainement au gouvernement."
"Toutes les études sérieuses démontrent que la politique de sanctions, ça ne marche pas", a également déclaré Jean-François Tamellini, secrétaire général de la FGTB wallonne. "Au contraire, cela renforce l'éloignement de l'emploi. Avec 'Coup de boost', on s'inscrit à contre-courant de cette politique du bâton avec un accompagnement positif, non répressif, basé sur la confiance, les aspirations et les compétences des jeunes. (...) Pour la FGTB wallonne, la durabilité de 'Coup de Boost' doit absolument être assurée par un décret."
La CSC voit également dans le dispositif une réelle porte de sortie pour les jeunes en difficulté, évoquant "une mission d'éducation permanente et de formation à la participation citoyenne". "Coup de Boost, c'est plus qu'un projet de remobilisation des jeunes éloignés de l'emploi: c'est une opportunité pour eux d'être outillés, de devenir autonomes dans leur insertion professionnelle, et fins prêts à jouer leur rôle de citoyen", a souligné Marc Becker, secrétaire national du syndicat.
En Wallonie, près de 11,9% de jeunes de 18 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni aux études ou en formation (Neets), selon le Forem.
Source: Belga
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