À l’hôpital Vésale, des patients passent chaque jour plusieurs heures dans un caisson hyperbare. Un traitement efficace pour des pathologies variées mais le dispositif coûte trop cher à l’établissement et son avenir est incertain.
C’est devenu une routine pour Jorg. Depuis six semaines, ce patient atteint de Covid long passe près de deux heures par jour enfermé dans un caisson hyperbare de l’hôpital Vésale, à Montigny-le-Tilleul.
« Il faut trouver de quoi s’occuper, je lis, j’écoute de la musique », sourit-il, installé comme en “business class” pour ce soin atypique.
Comme lui, une douzaine de patients sont traités chaque jour dans cet espace pressurisé. Sous la surveillance du docteur Stéphane Lefebvre, ils bénéficient d’un protocole utilisé depuis longtemps pour des pathologies très diverses : accidents de plongée, intoxications au monoxyde de carbone, plaies chroniques ou encore cicatrisations difficiles.
Mais à Charleroi, cette prise en charge est aujourd’hui menacée. Le traitement est facturé une quarantaine d’euros au patient, alors qu’il coûte près de 180 euros à l’hôpital. Un déséquilibre qui pèse lourd, dans un contexte de réduction des dépenses.
En cause : le remboursement de l’INAMI, basé sur une évaluation datant de… 2009. « En quinze ans, la pratique a beaucoup évolué. Une mise à jour est indispensable et tout le monde serait gagnant : le patient financièrement et en temps, ainsi que l’INAMI », insiste le Dr Lefebvre. Sans révision, l’hôpital ne pourra plus absorber le déficit et pourrait devoir fermer son caisson.
Les conséquences seraient immédiates pour les quelque 260 patients suivis chaque année. Certains devraient se rendre à Bruxelles ou en Flandre. Mais à Bruxelles, par exemple, les Covid longs ne sont pas pris en charge.
Pour éviter cette issue, les médecins ont lancé une pétition citoyenne en ligne. Objectif : forcer le débat au parlement et obtenir un financement adapté. En attendant, les patients continuent de défiler chaque jour dans ce caisson, suspendus à une décision politique qui pourrait changer leur quotidien.
La pétition est disponible ici : lien officiel.
Sur le même sujet
Recommandations
Flexi-jobs : de nouvelles règles en vigueur depuis le 1er juillet pour les travailleurs et les employeurs
Le secteur de la chimie et des sciences de la vie prévoit 1.600 recrutements cette année
Le nouvel incitant unique à l'embauche Job Plus officiellement lancé en Wallonie
Crèches et canicule : les mesures prises pour les Bout'Choux à Charleroi
Thy-Marcinelle : « Il existe des pistes », selon le bourgmestre
Charleroi : un centre neuromusculaire toujours sans statut de référence
Des milliers de tests de dépistage du cancer colorectal périmés à cause de la grève de la Poste. Que faire?