Jolie reconversion pour deux anciens employés de Makro qui travaillent pour une entreprise de salaisons

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C’était il y a un peu moins d’un an, la société de grande distribution Makro fermait définitivement ses portes. Quasi un an plus tard, certains anciens employés ont trouvé du boulot, dans la région. Nous les avons rencontrés pour savoir comment se passe leur reconversion professionnelle.

Carl a travaillé durant une trentaine d’années au sein de l’entreprise de grande distribution Makro, un peu moins d’an après la fermeture définitive, il a retrouvé un boulot chez un grossiste en salaisons. Une transition qu’il a fallu digérer. « Quand on vous dit que c’est la faillite, ça fait très mal, j’ai passé un tiers de ma vie là-bas », explique Carl Huybrechts. 

Quand Makro annonce la faillite, il sait déjà qu’il n’aura pas les indemnités qu’il doit recevoir. Pour lui, c’est un deuxième coup de poignard qu’il accuse. « Je n’ai rien à cacher, en net j’aurais dû récupérer 62 000 euros et j’en ai touché 12 500 ». 

Eric et sa femme travaillaient ensemble pour Makro. D’un seul coup, ce sont deux salaires en moins et , fatalement, les indemnités ne suivent pas.

« Je devais avoir 178 000 euros, mon épouse, 102 000. Au final, j’ai touché 18 000 euros et ma femme 17 000 », se souvient Eric. « C’est un gros coup de massue et les factures étaient ». 

Une entreprise de distribution locale à leur rescousse 

Avec une trentaine d’employés et un chiffre d’affaires de 22 millions d’euros, cette entreprise bien connue par tous les Carolos se porte bien. D’un côté, on a une société qui grandit et de l’autre, il y a de nouveaux travailleurs sur le marché de l’emploi. « Ça s’est fait par hasard, car nous devions engager du personnel vu l’expansion de la société. Vu leur expérience, on a fait le choix de les engager », confie Stéphane Rosaviani, le patron de cette entreprise de salaisons située à Marcinelle. 

Carl et Eric s’estiment chanceux s’ils comparent leur situation avec celles de leurs anciens collègues. Installée depuis peu dans leur nouvelle infrastructure, cette société continue d’évoluer. En tout, elle a engagé trois anciens membres du personnel de Makro.  

O.Boh


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