Une grosse centaine de représentants des employeurs du secteur non-marchand ont manifesté jeudi devant le siège du gouvernement de la FWB pour exprimer leurs inquiétudes face à la réforme programmée des aides à la promotion de l'emploi (APE).
Le secteur redoute une réduction des moyens qui le contraindra à comprimer l'emploi, et donc les services qu'il rend au quotidien dans le domaine des soins, de la culture, des maisons de repos ou encore du handicap notamment.
Face aux contours encore incertains de la réforme, les employeurs réclament du gouvernement wallon un "cadre prévisible" sur les moyens qui leur seront alloués alors que les besoins sociaux ne cessent de croître (vieillissement, détresse de la jeunesse...).
"On nous dit que nous vivons au-dessus de nos moyens. La réalité, c'est que notre société vit en dessous de ses besoins", fait valoir Frédéric Possemiers, secrétaire général de l'Union des entreprises à profit social (UNIPSO).
Une délégation des manifestants a été reçue par le ministre-président wallon, présent jeudi à Bruxelles pour prendre part à la réunion conjointe des exécutifs wallon et de la FWB.
Les manifestants lui ont symboliquement remis des os (en plastique) pour dénoncer la maigreur de leurs moyens budgétaires.
Le secteur non-marchand emploie aujourd'hui quelque 74.000 personnes grâce au mécanisme des APE.
"Derrière ces moyens, il y a des éducateurs, des puéricultrices, des assistants sociaux, des milliers de travailleurs qui assurent chaque jour des services essentiels à la population", rappelle l'UNIPSO qui représente quelque 3.500 employeurs.
Dans son effort de rationalisation des dépenses, le gouvernement wallon est engagé dans une réforme des APE. Après les pouvoirs locaux, celle-ci doit à présent englober le secteur privé non-marchand.
"Attention à ne pas résoudre un problème budgétaire à court terme en créant des difficultés sociales plus importantes à moyen terme. Les besoins ne disparaissent pas parce que les moyens diminuent", insiste Frédéric Possemiers. "Si notre société choisit de réduire sa capacité à y répondre, alors ce choix mérite un débat démocratique transparent, car il engage bien davantage que l'équilibre d'un budget".
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