Contrairement à ce qu'il se passe dans la plupart des établissements pénitentiaires du pays, à Jamioulx, le climat au sein de la prison est assez calme, même si la tension est palpable dans les cellules. Mais selon Fabrice Dupont, le président régional CGSP Amio, il se pourrait que cette situation pacifique, ne dure plus trop longtemps.
"Pour l'instant, tout se passe relativement bien entre les détenus et le personnel de la maison d'arrêt. Quand je vois par exemple qu'hier à Ittre, une section entière a été détruite par plusieurs prisonniers ou que des émeutes ont éclaté à Arlon, je constate qu'hormis une ou deux non remontée du préau, que cette crise du Coronavirus est pour l'instant, bien vécue à Jamioulx. Mais attention, si demain, lors du nouveau conseil de sécurité, de nouvelles mesures sont prises, il se pourrait que la situation dégénère comme ailleurs", affirme Fabrice Dupont.
A Jamioulx, les efforts de communication entre la direction, les gardiens et les détenus semblent jusqu'à présent payer. Sans oublier le fait le fait, que les cantines du midi et du soir sont assurées, de même que les sorties deux fois par jour au préau.
"Dans d'autres prisons du royaume, les conditions de détention ne sont plus les mêmes qu'ici et je pense que les prisonniers nous le rendent bien. Par contre comme partout ailleurs, les détenus sont privés de visite, de cours et de travail (donc pas de revenus), ce qui veut dire que certains ne savent plus s'acheter de tabac ou donner des coups de fil aux proches", ajoute le président régional CSGP Amio.
Deux cellules sont actuellement en confinement dans la prison. Non pas parce que des cas ont été avérés, mais simplement par précaution. Quant autres mesures prises, hormis du gel hydroalcoolique, les gardiens n'ont rien reçu d'autre.
"Nous n'avons ni masque, ni gants de protection. Il y a une certaine inquiétude à ce niveau, mais vu la pénurie que l'on connait, nous comprenons que le personnel soignant soit servi en priorité", nous dit Fabrice Dupont.
En fait, à Jamioulx, la prison vit presque au même rythme, que lorsque les gardiens sont en grève. Sauf, que d'habitude près de 400 détenus sont derrière les barreaux, alors qu'aujourd'hui, ils ne sont plus que 370, une baisse de population liée au Coronavirus. En effet, une trentaine de détenus ne sont pas revenus de congés pénitentiaires, ou ont bénéficié d'une interruption de peine.
Bref, il suffit qu'un virus s'invite dans le pays, pour que la population carcérale diminue. Tiens, tiens, en reparlant de ça, est-ce que ce n'est pas l'une des revendications majeures des gardiens de prison lorsqu'ils font grève?
Recommandations
Marcinelle-en-Montagne: la fin d'une époque et la naissance d'une autre
Cora a définitivement fermé ses portes ce 30 janvier. Réactions au magasin de Châtelineau
Marcinelle-en-Montagne: Rencontre avec les étudiants du CESA de Roux
Ham-sur-Heure: La 2e édition du salon des métiers et de l’orientation a été un vrai succès
La Maison du Tourisme du Pays des Lacs a rassemblé les opérateurs du secteur à Biercée
Parkings, sports et crèche: Sivry-Rance et ses projets pour 2026
Marcinelle-en-Montagne: les élèves s'initient au biathlon
Fleurus en 2026 : écoles, crèches, seniors et travailleurs
Marcinelle-en-Montagne: sur les pistes de ski avec les enfants
Montigny-le-Tilleul se projette pour 2026 avec de grands projets communaux
Marcinelle-en-Montagne: le point sur la situation et retour sur l'historique du site