Deux chercheurs de l'Observatoire de l'Action sociale locale ont dévoilé ce mardi, lors d'un colloque à Namur, les résultats d'une étude menée auprès des CPAS wallons et bruxellois. L'occasion de mettre en avant les nombreuses pressions exercées sur les CPAS.
Carlo Caldarini et Ricardo Cherenti ont obtenu des réponses de 145 CPAS, soit plus de la moitié de ceux actifs en Wallonie et à Bruxelles!
Et le constat est sans appel, les CPAS estiment être pris en tenaille par le fédéral, qui ne prend en charge que 55 à 70% du revenu d'intégration qu'ils sont tenus de verser aux personnes les plus pauvres. Ce sont donc les CPAS qui sont mis sous pression, au même titre que les communes qui les financent. L'étude montre aussi que le public qui s'adresse aux CPAS a changé: les demandeurs sont plus nombreux, plus hétéroclites, avec des problématiques plus complexes et diversifiées. Les reports de charge, que ce soit financièrement ou administrativement, posent également problème.
Toujours selon l'étude, l'octroi d'aides remboursables, la diminution du temps d'écoute (moins de personnel) et des contrôles beaucoup plus stricts fragilisent encore davantage les personnes les plus précaires. Il en va de même de la diminution de certaines aides sociales, comme celle pour le lait des bébés, alors que les aides forfaitaires sont également dénoncées.
Plus globalement, moins de 10% des CPAS ayant répondu à l'étude estiment que le gouvernement fédéral a une bonne connaissance de leur situation, les gouvernements régionaux faisant à peine mieux.
Source: Belga
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