À Charleroi, la RTBF a ouvert les portes de sa rédaction et de son studio ce matin. Une immersion rare dans les coulisses de l’information, qui a permis aux visiteurs de mieux comprendre le travail des journalistes.
Ce matin, l’ambiance était inhabituelle dans les locaux de MediaSambre à Charleroi. Là où règne souvent le calme aux premières heures de la journée, une certaine effervescence s’est installée. Les auditeurs de la matinale de la RTBF et téléspectateurs de Télésambre ont été invités à passer de l’autre côté du décor.
Étudiant en communication à l’Université de Namur, Frank faisait partie des visiteurs : « Je trouvais important de voir l’envers du décor, les coulisses, et de comprendre comment ça se passe aussi bien à Télésambre qu’à la RTBF Charleroi. » Même curiosité pour Mareva, attirée par le monde des médias : « J’avais vraiment envie de voir comment cela se passe derrière les coulisses de la RTBF, et je suis ravie d’être là. »
Habituellement, la matinale se déroule en effectif réduit. « Le matin, on est généralement trois, parfois moins quand je pars sur le terrain », explique le journaliste Nicolas Rondelez. « Pour une fois, avoir des visiteurs a apporté un peu de vie. Ce n’était pas désagréable. »
Mieux comprendre le travail journalistique
Cette opération portes ouvertes s’inscrit dans une volonté claire : rendre les métiers de l’information plus transparents. « L’objectif est de permettre aux auditeurs et aux téléspectateurs de comprendre les coulisses du service public », souligne Valérie Druitte, responsable de MediaSambre. « On parle souvent d’objectivité ou de pluralisme, et ici, on voulait montrer concrètement comment les rédactions travaillent au quotidien. »
De la régie au choix des sujets, en passant par la gestion du direct, les visiteurs ont pu poser leurs questions et observer les différentes étapes de fabrication de l’information. « Montrer les coulisses permet de faire comprendre la valeur de l’information que l’on délivre », poursuit Nicolas Rondelez. « Les gens voient nos impératifs, le travail dans l’urgence, et la manière dont l’information est traitée avec recul. » Un aspect qui a marqué les visiteurs. « C’est vraiment intéressant de voir les contraintes de temps pour diffuser l’information », confirme Frank.
La matinée s’est conclue dans une ambiance conviviale. « On voulait un maximum d’interaction avec les auditeurs », explique l’animateur Anthony Cujas. « C’était vraiment chouette. » Pour les participants, l’expérience est validée. « On ne se rend pas compte de tout ce qui se passe derrière », confie Mareva. « Il y a une vraie coordination entre les équipes, c’est surprenant. »
Une chose est sûre : désormais, en allumant leur radio ou leur télévision, ces visiteurs auront un regard bien différent sur l’information et sur celles et ceux qui la fabriquent au quotidien.
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