La reine Mathilde a visité ce matin le Centre de prise en charge des violences sexuelles de Charleroi, soulignant le rôle essentiel des équipes qui accueillent, soutiennent et accompagnent les victimes de tous âges.
Ce vendredi matin, le Centre de prise en charge des violences sexuelles de Charleroi a reçu une invitée de marque : la reine Mathilde. Elle est venue découvrir les installations et échanger avec les intervenants de première ligne qui accompagnent les victimes au quotidien.
Sophie Desbenoit, coordinatrice du centre, explique : « La Reine souhaitait voir notre travail et comment nous prenons en charge les victimes. Nous lui avons présenté notre fonctionnement et la maison dans laquelle nous travaillons tous ensemble.» Le centre propose une prise en charge médico-légale, la possibilité de déposer plainte et un suivi psychologique pour toutes les victimes de violences sexuelles.
Nathalie Monforti, présidente du CA d’Humani et avocate, ajoute : « La reine s'est montrée vraiment très intéressée. On voit qu'elle avait travaillé le sujet et qu'elle le connaissait. C’est aussi une maman, une épouse et quelqu’un de conscient des difficultés. »
Un accompagnement complet pour toutes les victimes
Lors de sa visite, la reine a découvert les différents espaces du centre. Christelle Mahieu, infirmière en première ligne, précise : « Dès leur admission, j'accueille les victimes et les mets dans un climat de confiance et de sécurité. » Selon leurs besoins, elles sont ensuite orientées vers un psychologue, un gynécologue ou d’autres professionnels.
Sophie Desbenoit insiste sur l’importance de la diversité des services : « Il y a un local d'examen, un local d'audition, un local médical, un local de suivi psychologique et même une pièce pour les enfants. Nous recevons énormément de victimes mineures, plus de la moitié de nos patients. » En 2025, 437 victimes ont été accueillies, dont 54 % étaient des mineures. Le pédiatre Nicolas Delvaux explique : « L’idée est de tout faire sur place et de se mettre au rythme de l’enfant, ce qui est malheureusement difficile à l’hôpital. »
Au-delà de la visite, l’objectif est aussi de sensibiliser le public à l’existence du centre. Nicolas Delvaux conclut : « Ce n’est pas seulement pour mettre en lumière notre centre. C’est pour dire aux victimes de la région qu’il existe, qu’on peut pousser sa porte et que nous sommes là pour les aider. »
Le centre accueille toutes les victimes, sans distinction d’âge, de genre ou de statut, et recommande de se présenter dans les 72 heures suivant l’agression afin d’optimiser la prise en charge médico-légale et psychologique.
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