Une grève de 5 jours touche la SNCB et le TEC cette semaine. Les syndicats protestent contre la réforme ferroviaire et les mesures d’économies qui menacent les acquis sociaux des travailleurs, notamment au TEC Charleroi.
Si vous aviez prévu de voyager en transports en commun cette semaine, attendez-vous à des perturbations. À la gare de Charleroi, aucun bus ne circule, mais de nombreux syndicats et travailleurs se sont rassemblés pour manifester. « Nous ne sommes pas aujourd'hui en train de nous battre pour gagner quelque chose. Nous nous battons pour qu'on ne nous prenne pas nos acquis. Moi, personnellement, j'appelle ça du vol », déclare Serge Cecchetto, permanent CGSP TBM Charleroi.
Patrick Devos, permanent CSC, ajoute : « On touche à nos acquis, c’est notre portefeuille, c’est notre argent. Ce n’est pas pour rien si les chauffeurs sont en rogne. »
Des négociations attendues en février
L’OTW, l’Opérateur de Transport de Wallonie, doit appliquer des réductions budgétaires. Selon les syndicats, ces mesures menacent des droits historiques, comme les heures de chaleur. « Au début, c’est le chauffeur qui a cotisé pour ça, ce n’est pas le patron. On ne peut pas toucher à ça ! », précise Patrick Devos.
Serge Cecchetto espère que la grève relancera le dialogue : « Il y a des dates prévues pour rencontrer d'autres et, oui, j'espère qu'il y aura un recul qui offrirait une marge de négociation respectable pour tous les travailleurs. »
Une rencontre est prévue en février. D’ici là, les usagers devront composer avec une semaine compliquée sur les rails et dans les rues de Wallonie.
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