Les policiers sont revenus en détail mardi, sur l'intervention policière et les circonstances de l'interpellation de Paolo et Antonino Falzone, dans les minutes qui ont suivi le drame qui a couté la vie à 7 personnes le 20 mars 2022 à Strépy-Bracquegnies.
Il est 5h05 dans ce village du Hainaut lorsque le ramassage des Gilles bascule dans l'horreur. Une BMW conduite par Paolo Falzone percute le cortège, fauchant de nombreux participants. Le bilan est lourd : six morts (un septième décès interviendra par la suite) et plusieurs dizaines de blessés. Le véhicule ne s'immobilise qu'un kilomètre plus loin, rue Aubry.
Alertés par une série d'appels, les policiers de La Louvière, alors en fin de service de nuit, comprennent immédiatement la gravité de la situation. On leur parle d'un carnage, d'un véhicule en fuite, une BMW noire. Certains évoquent même un attentat terroriste. Des renforts sont rapidement sollicités, tant auprès de la police fédérale que des zones voisines.
Une première équipe arrive sur les lieux à 05h19. D'autres équipes convergent vers la rue Aubry, où la voiture a été localisée. Sur place, les policiers identifient Paolo Falzone à proximité immédiate du véhicule, tandis qu'Antonino Falzone se tient de l'autre côté de la chaussée.
"Paolo était au téléphone avec sa mère et lui disait qu'il avait fait une connerie, qu'il avait tué des gens. Il semblait absent. Mon collègue a dû hausser le ton pour qu'il raccroche", a relaté un policier. Selon ce dernier, l'accusé a reconnu être le conducteur et avoir pris la fuite "par peur". Toujours selon ce témoignage, Paolo Falzone aurait ensuite demandé aux policiers de l'abattre.
Les premières constatations sur place sont particulièrement éprouvantes pour les intervenants. Deux victimes sont retrouvées sur le capot et à travers le pare-brise du véhicule. Une femme, grièvement blessée mais encore consciente, parvient à échanger quelques mots avec une policière, indiquant se prénommer "Fifa".
Les deux suspects sont rapidement interpellés et menottés, tandis qu'un périmètre de sécurité judiciaire est mis en place. Peu après, le père de Paolo Falzone arrive sur les lieux dans un état de grande agitation. Selon un témoignage, un policier a dû brandir une matraque télescopique pour l'empêcher de franchir le dispositif.
Selon les policiers, il s'inquiétait de l'auto et non pas de son fils. Ce dernier et son ami n'ont jamais parlé des victimes, s'étant endormis dans le véhicule de police.
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