Bientôt l'été, les soirées en plein air et les concerts à la chaîne... Cependant, Testachats met à nouveau en garde, mercredi, le public contre certaines pratiques observées dans les festivals belges.
L'organisation de défense des consommateurs vise notamment le paiement échelonné, la revente de billets et les systèmes de paiement sans espèces.
Le printemps dernier, Testachats a acheté des billets pour treize festivals afin de vérifier le respect des obligations légales. Elle constate une amélioration. Désormais, "plus aucun festival contrôlé n'ajoute de frais administratifs à la dernière étape de la réservation".
L'association se montre en revanche préoccupée par le développement du paiement échelonné, qui pourrait encourager un public souvent jeune à dépenser de l'argent qu'il ne possède pas. Elle cite notamment Les Ardentes, où les billets peuvent être réglés en deux à six versements. En cas de paiement manqué, le festival prévoit la perte du billet, mais aussi des sommes déjà versées, une sanction jugée disproportionnée par Testachats.
D'autres festivals appliquent également des frais d'annulation élevés. Dour et Ronquières conservent ainsi la première des trois échéances déjà payées, tandis que Pukkelpop applique des frais de 15%.
La revente des billets constitue un autre point d'attention. Certains festivals passent par TicketSwap, qui facture 10% du prix du billet, tandis que d'autres confient la vente et la revente à Ticketmaster. Aux Ardentes, la revente coûte 5,25 euros, mais le billet doit être revendu à son prix initial. À Dour, le prix ne peut être inférieur de plus de 10% au prix de départ, tandis que Live is Live limite la réduction à 20%.
Testachats relève aussi qu'il n'est désormais plus possible de revendre un billet pour Tomorrowland via le canal officiel, l'"Exchange Desk" ayant fermé le 30 avril. L'organisation craint dès lors un recours accru aux canaux non officiels.
Comme les années précédentes, Testachats contrôlera également les systèmes de paiement utilisés sur les sites des festivals. L'association critique depuis plusieurs années certaines pratiques liées au "cashless", comme les frais d'activation des bracelets, les montants minimums à charger ou encore les frais réclamés pour récupérer le solde non utilisé.
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