Pour un euro t'as plus rien ! Cette phrase n'est plus d'actualité puisque pour un euro de plus versé à la caisse de solidarité de votre magasin bio ou en vrac, la Région Wallonne double la mise et permet ainsi aux plus démunis d'avoir accès à une alimentation saine issue du circuit court. Une initiative née dans le cadre du coup de pouce "du local dans mon point de vente" imaginé par la cellule wallonne "Manger Demain".
Une alimentation durable, de qualité et produite près de chez nous, accessible aux plus démunis, c'est désormais possible grâce au challenge lancé au sein de 84 points de vente bio, en vrac, circuit court de Wallonie. Cette initiative née dans le cadre du coup de pouce "du local dans mon point de vente" consiste en une caisse de solidarité dans laquelle chaque client peut participer à partir de 1€. Elodie Chapelle de l'épicerie "c'était mieux demain" a choisi de jouer la carte de la solidarité.
"Le principe c'est que quand vous passez en caisse, vous pouvez ajouter un montant à vos tickets par tranche de 1 €. Cet euro est doublé par la Région wallonne jusqu'en juin 2024 et avec le montant récolté, on peut faire des commandes pour des ASBL. Nous, on travaille avec la Croix Rouge de Charleroi et l'épicerie sociale des Bons Villers qui pourront s'approvisionner en produits essentiellement frais et locaux pour leurs bénéficiaires."
La Région Wallonne intervient à hauteur de 7 500 €, soit 15 000 euros maximum de dons. Et la moitié des épiceries locales, bio et en vrac wallonne participe à cette opération.
Mise en place depuis 2 mois à Gosselies, cette initiative a déjà permis de récolter 218€, soit 436€ avec l'intervention de la Région Wallonne. Une somme qui a permis à la croix rouge de faire une première commande. C'est Lorraine Launois qui coordonne la Croix-Rouge de Charleroi.
"On a fait une première commande ici grâce à la Caisse de solidarité qu'on va vendre à l'épicerie sociale. On a choisi ici de prendre des produits de la ferme, donc des yaourts, des flans au caramel, des fromages frais et du beurre fermier. Ce sont des produits que nos bénéficiaires ne trouvent pas facilement et qu'ils ne pourraient pas se permettre avec leur budget. Donc c'est vraiment un petit plaisir, un petit plus, une petite bouffée d'air frais dans un quotidien fait de restrictions."
Une population de plus en plus précarisée
En 2021, le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté était estimé à 1 650 000 personnes, l'an dernier la barre des 2 millions a été atteinte.
Parallèlement à cela, les magasins en vrac et bio ont mal vécu l'après covid. 82% de ces commerces ont vu leur chiffre d'affaires s'effondrer de 2021 à 2022. Et ils ont perdu 56% de leur clientèle.
En croisant ces deux données, la cellule "Manger demain" née dans le contexte des perturbations du système alimentaire liées aux différentes crises, a réussi à convaincre les magasins bio et en vrac de travailler avec les associations locales. Elodie Chapelle y voit effectivement un double intérêt.
"Effectivement, ça permet comme notre projet, "C'était mieux demain", d'aider un maximum de nos concitoyens à consommer des produits locaux et durables. Et là, en l'occurrence, des personnes qui ont des difficultés financières graves. Et ce, grâce à l'entraide, grâce à la reconnexion entre citoyens étant donné que nos clients versent 1 € solidaire s'ils le souhaitent. D'autre part, cette action permet de soutenir nos producteurs locaux, ce qui est essentiel pour nous parce que ça permet de contribuer à l'économie circulaire du coup, et à l'économie locale."
Du côté de la Croix-Rouge l'opération est également une réussite, selon Lorraine Launois, un plus pour les bénéficiaires et une aide substantielle, pour l'Asbl qui peine désormais à trouver des surplus dans les grandes surfaces.
"Nous proposons deux types d'aide à nos bénéficiaires. Des colis alimentaires qui sont principalement composés de produits frais qui sont complétés par des produits non périssables qui nous sont donnés par l'Union européenne. Nous les redistribuons en essayant toujours de donner des légumes, des fruits, des produits laitiers et quand on arrive à en avoir, de la viande ou du poisson. Et, parallèlement à ça, notre épicerie sociale où les gens peuvent venir acheter pour la moitié du prix en magasin."
Laetitia est une habituée de l'épicerie sociale, aujourd'hui elle ne se prive pas d'acheter de bons produits habituellement absents de cette épicerie pas comme les autres.
"D'habitude il n'y a pas ces produits fromagers. Donc aujourd'hui je me suis basée sur ça et vu les prix grâce à la Croix-Rouge vert, je vais manger du Bio."
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