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Le suicide est un des dégâts collatéraux du confinement !

Ce 10 septembre, c'est la journée mondiale de prévention du suicide. En Belgique, ce sont en moyenne six personnes par jour qui mettent fin à leur jour. Le confinement a eu de nombreux effets négatifs et le suicide est un des dégâts collatéraux. 

1903, c’est le nombre de suicides recensés en Belgique en 2016. Un chiffre qui a fait grimper la Belgique dans le top 5 européen des pays où le taux de suicides est de 17 pour 100.000 habitants. Le centre de prévention du suicide a évidemment constaté une hausse des appels due à la crise sanitaire, sociale et économique que nous vivons. « Les bénévoles (du centre de prévention du suicide) ont constaté une augmentation des appels donc c’est déjà un premier signe d’une détresse augmentée et il y a également une intensité accrue dans les échanges. Ce n’est pas une cause qui permet d’expliquer qu’on puisse passer à l’acte. Il est clair que la crise sanitaire est un facteur de risque », rapporte Nicolas Miest, psychologue au centre de prévention du suicide 

Selon une étude de Sciensano publiée en juin dernier, 8% des personnes de plus de 18 ans ont pensé à mettre fin à leur vie durant le confinement et 0,4% ont tenté de le faire. 

Les experts constatent que le confinement a eu un effet dévastateur sur les gens en générant des angoisses, en amenant des violences familiales ou conjugales mais les causes restent multiples. 

« La crise sanitaire a réagi soit en amplificateur de problèmes existants soit en révélateur de problèmes qui étaient latents dont la personne n’avait pas conscience. »  

Précédemment, la crise immobilière de 2008 a fragilisé une partie de la population et ce phénomène risque de se répéter. « Chez les jeunes certainement et chez les moins de 65 ans qui sont actifs et pour qui la charge de stress est extrêmement élevée », a constaté quant à lui, Nicolas Pinon, docteur en psychologie à UCL. 

Avant le passage à l’acte, la personne passe par différentes étapes. Les ruminations se mettent en place, le désespoir s’installe et la seule issue, c’est le suicide. Et si une personne vous parle de se donner la mort, il y a une attitude à avoir. « Il faut pouvoir en parler mais sans chercher à comprendre, conseille Nicolas Pinon. Il faut juste pouvoir entendre cette souffrance énorme, l’accueillir et ensuite, accompagner la personne vers un traitement. Mais il faut pouvoir nommer les choses et ne pas banaliser ou être dans un optimisme un peu béat. On ne parle pas de se suicider parce que ça nous passe par la tête. Si quelqu’un dit qu’il veut mourir, il faut toujours prendre ça très au sérieux. »    

Cette journée mondiale contre le suicide a pour but de sensibiliser face à l’ampleur du problème et aux façons de le prévenir car le suicide est un cri silencieux qui est souvent étouffé. 


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