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Action syndicale: « une augmentation de 0,4%, c’est inacceptable »

Action coup de poing des syndicats ce matin à Charleroi. On le sait, les négociations sur l’Accord Interprofessionnel sont à l’arrêt. Les patrons n’acceptent qu’une augmentation salariale de 0,4%, ce que les représentations des travailleurs ne peuvent pas accepter, même si le gouvernement propose une prime unique de 500 euros. Des délégations syndicales ont donc porté leurs revendications devant les sièges carolos d’Ecolo, du PS et du MR ce matin. 

 

Action devant les sièges carolos d’Ecolo, du PS et du MR

Après l’avertissement, place à l’action. C’est le mot d’ordre de l’opération de la CSC et de la FGTB carolo en front commun ce matin. Contre la manière dont évoluent les négociations de l’AIP, l’accord interprofessionnel pour 2021 et 2022. Ils ne peuvent pas accepter la décision gouvernementale de bloquer les augmentations salariales à 0,4% pour les deux prochaines années. Et les manifestants ont rappelé leurs revendications devant les sièges carolos des trois partis au pouvoir.

 

« »Nous voulons interpellé les politiques au pouvoir »

Chez Ecolo, les syndicats ont interpellé Laurence Hennuy. Au PS, Thomas Dermine et au MR, Denis Ducarme. 

« Nous voulons interpeller les politiques, explique Marc Moreau, Secrétaire régional CSC BIE. Ce sont les partis francophones qui sont à la manoeuvre aujourd’hui. Tout vient de la loi de 1996 que nous contestons depuis des années. Elle fixe un carcan salarial dans lequel nous ne nous retrouvons pas. Et nous contestons aussi la proposition de médiation."

Et les syndicats contestent encore la proposition du gouvernement d’une prime de 500 euros pour les travailleurs des sociétés qui ont fait du profit pendant la crise. Une prime qu’il faudra négocier puisqu’elle est de maximum 500 euros, en fait, et elle ne toucherait qu’une partie des entreprises, donc des travailleurs. Elle serait aussi accordée en chèques consommation, donc hors salaire. Toutes caractéristiques que contestent les syndicats.

 

« On un mois pour négocier »

« On un mois devant nous pendant lequel le gouvernement peut prendre une décision, ajoute Vincent Pestiau, le secrétaire régional de la FGTB Charleroi-sud Hainaut. Et on veut que cette décision soit à l’image de ce que veut la population. Tout simplement, une liberté de négocier. »

Après Charleroi, d’autres actions du même type auront lieu à Bruxelles. Mais ce sont tous les travailleurs de Belgique qui sont concernés par l’accord interprofessionnel.


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