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Double infanticide d'Erquelinnes : la chambre du conseil devrait ordonner l’internement de Julie L.

Le 30 juin 2020, c’était l’incompréhension dans le petit village d’Hantes-Wihéries dans l’entité d’Erquelinnes. Une mère de famille, Julie L., avait poignardé ses enfants, Thibald et Cérès avant d'étouffer le petit Orphée. Deux des trois enfants ont perdu la vie. Sans surprise, la mère de famille devrait être internée.

C’est à l’issue d’une audience publique d’une demi-heure que la chambre du conseil de Charleroi a, ce mardi, entendu les dernières plaidoiries pour l'internement de Julie L. Pour rappel, la trentenaire et mère de trois enfants a, le 30 juin dernier au domicile familial de Hantes-Wihéries, tuée Orphée et Cérès, âgés de 2 et 7 ans. Julie L. était jusque-là une enseignante et une mère de famille sans histoire, unanimement appréciée dans le quartier de la rue du Jeu de Balle.

Thibald, l’aîné de la fratrie, 9 ans, avait quant à lui survécu aux blessures provoquées par sa mère. Bertrand, le père de famille, avait découvert la scène d’horreur en rentrant de sa journée de travail. Son épouse venait de poignarder Thibald et Cérès avant d’étouffer le petit Orphée. Après avoir commis l’irréparable, Julie L. avait tenté de mettre fin à ses jours en se tailladant les veines et en se plongeant dans un bain.

Personne ne pouvait prévoir

La juge d’instruction Gabriel, en charge de l’enquête depuis 10 mois, a tenu lors du règlement de la procédure à apaiser les possibles culpabilités des proches de la famille.

"Personne ne doit se dire qu’il a loupé quelque chose. Ce n’était tout simplement pas possible de prévoir ce qu’il allait se passer."

Après 10 mois d’enquête et de professionnalisme de la part des différents acteurs qui ont pris part à ce dossier, l’enquête est bouclée. Le ministère public avait dernièrement déposé un réquisitoire d’internement contre l’inculpée. Cette dernière était atteinte au moment des faits d'un trouble mental et l’est encore aujourd’hui. Comme confirmé lors du règlement de procédure, cette dernière souffre d’un "état dépressif mélancolique".

"Il est vraiment urgent de désigner le lieu et le type de soins à lui fournir", précise Me Mayence, à la défense de la mère de famille. "Elle est dans un état de détresse."

La suite aura lieu devant la chambre de protection sociale et du tribunal d’application des peines (TAP), qui devront juger du type de soin à fournir à Julie L. et dans quelle mesure, avec un placement en centre fermé ou non.

L.C.


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