La Maison de la Presse et de la Communication de Charleroi cesse ses activités. Des soirées, des conférences, des débats, … Depuis 26 ans, l'asbl a connu de nombreux moments forts. Mais quelles sont les raisons de ces difficultés financières ?
L’annonce de la fermeture définitive de la Maison de la Presse et de la Communication de Charleroi dès le 30 juin prochain a suscité de nombreuses réactions, entre colère et émotion, notamment par rapport à la manière dont l’information a circulé ces derniers jours, avant même l'annonce officielle de la cessation d'activité. La dissolution de l’ASBL doit en effet seulement être actée lors d’une assemblée générale le 26 juin.
La présidente actuelle Lara Kotlar rappelle que l’asbl a commencé à éprouver des difficultés financières importantes à partir de la période du Covid. Malgré de multiples tentatives de réorganisation et de développement des activités, la Maison de la Presse a augmenté son déficit sur plusieurs années.
La présidente dit avoir « tiré au maximum » sur le budget, mais la structure est aujourd’hui asphyxiée. Et c’est suite à un avis du Tribunal de Commerce qu’il a été décidé de mettre fin à l’activité pour éviter la faillite pure et simple de la structure.
Inaugurée en 2000, la Maison de la Presse de Charleroi est née d’une volonté de proposer un lieu de rencontres entre les journalistes carolos, mais pas seulement, comme le rappelle dans ce reportage l'un de ses membres fondateurs, le journaliste Philippe MacKay.
La Maison de la Presse est installée dans la « Maison Dorée », rue Tumelaire, dans le centre de Charleroi. Un bâtiment Art déco classé appartenant à la Ville, qui y organisait d’ailleurs ses vœux à la presse en début d’année. Les autorités communales ont soutenu l'asbl en mettant gratuitement ce bâtiment à sa disposition. Aujourd’hui, le bourgmestre Thomas Dermine (PS) le confirme : la Ville ne peut malheureusement pas aller plus loin, compte tenu de la conjoncture actuelle. La Ville est en effet sous plan "Oxygène" et doit plus que jamais se serrer la ceinture, rappelle le bourgmestre.
Même si le déficit structurel n’est pas énorme, plus ou moins 10.000 euros, les projections sont loin d’être encourageantes pour cette petite asbl qui va donc disparaître. Mais la présidente ne ferme pas la porte à un autre projet éventuel, pour poursuivre certaines activités.
"Dans un premier temps, ce serait peut-être sur base de bénévolat, mais tout cela doit faire l’objet de discussions avec les membres de l’asbl et la Ville de Charleroi pour peut-être garder le bâtiment pour y garder certains services", explique Lara Kotlar.
En attendant, la dissolution de l'asbl Maison de la Presse et de la Communication sera officialisée le 26 juin. Elle emploie une personne à temps plein et une autre à mi-temps.
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