Les syndicats CGSP et CSC ont déposé un préavis de grève avec échéance le 22 avril, ont-ils confirmé à Belga lundi. La concession d'Etat pour la distribution des journaux prenant fin le 30 juin, les facteurs avertissent d'un service voué à se dégrader et réclament un changement d'orientation dans les choix de l'entreprise pour la suite du dossier.
"Alors que l'entreprise affirmait que tout serait fait pour garder les journaux chez bpost, on sait aujourd'hui que ce ne sera pas le cas", écrivait déjà la CSC sur son site web mercredi. "Si un accord est trouvé avec les éditeurs, la seule option défendue est un transfert à terme de la distribution des quotidiens vers la filiale AMP, avec un impact sur tous les travailleurs de l'entreprise. C'est totalement inacceptable !"
La distribution des journaux a déjà été perturbée samedi, comme en a fait état Le Soir lundi matin.
D'autres actions pourraient déjà avoir lieu dans le courant de la semaine, selon le responsable national CSC Transcom Postes Stéphane Daussaint et le secrétaire général CGSP Poste Thierry Tasset.
Une grève plus large aura donc lieu à partir du 22 avril et pour un mois s'il n'y a pas de "profonde modification dans les visions de l'entreprise en termes de restructuration ainsi que dans la manière dont elle organise la distribution de la presse", prévient le premier.
"On espère que certains reprendront leurs esprits (...) Le climat social est très tendu. On essaie de maintenir le dialogue jusque-là, mais j'ai de gros doutes", conclut le second.
"La priorité est au dialogue social", répond bpost par la voix de sa porte-parole Laura Cerrada Crespo. "On comprend qu'il y a une période de flou et d'incertitude qui provoque des craintes et on entend celles-ci (...) Mais on discute avec les éditeurs et on tient à faire des offres qui restent en ligne avec notre modèle social."
Les syndicats flamands ont, quant à eux, décidé de ne pas se joindre aux actions pour le moment: "L'impact est si important que je préfère négocier", indique Geert Cools pour l'ACOD. Même son de cloche pour Annick Boon à l'ACV, qui, bien que les discussions soient "difficiles" préfère donner "toutes les chances aux négociations".
Recommandations
Flexi-jobs : de nouvelles règles en vigueur depuis le 1er juillet pour les travailleurs et les employeurs
Routes communales : il y aura moins de travaux de réfection en 2026
Philippe Mercier des Ateliers Grosjean à Charleroi élu à la présidence de Belmétal
Grâce à Frigus, Fleurus lutte contre le gaspillage alimentaire
Ryanair compte toujours réduire sa flotte en Belgique en raison de la taxe sur les billets
Les employeurs du non-marchand inquiets des conséquences de la réforme des APE