La cour d'assises du Hainaut a auditionné, mardi, les témoins qui ont assisté aux dernières heures de Marie Mascaux, tuée la nuit du 26 au 27 décembre 2021 chez elle à Courcelles, sous les coups de son compagnon, Pascal Anique.
Le 25 décembre 2021, Marie Mascaux passe le réveillon chez son fils, en compagnie de ce dernier, sa compagne et la fille de cette dernière qui est aussi sa colocataire. Pascal, quant à lui, réveillonne chez un couple d'amis, des fréquentations de cafés. Selon les témoins, Pascal n'a pas arrêté d'appeler Marie, et de lui envoyer des messages.
Le 26, Marie rentre chez elle et a coupé son téléphone. Pascal fait le tour des cafés, il est très énervé, car elle ne répond pas à ses appels. Selon un témoin, il aurait même déclaré qu'il voulait tuer Marie.
Il se rend chez sa compagne, alors qu'il est sous le coup d'une inculpation prononcée un mois plus tôt, l'interdisant d'entrer en contact avec la victime. Le 18 novembre, il l'a frappée violemment, au point de lui briser le bras. Le fils de Marie et sa belle-fille l'ont rejoint à l'hôpital.
Précédemment, le fils et la belle-fille avait déjà constaté des traces de coups sur le corps et le visage de Marie, mais elle avait toujours une bonne excuse pour protéger Pascal. Son fils lui avait conseillé de s'éloigner de lui, Marie n'a pas écouté.
Cette fois, c'est un juge d'instruction qui a imposé une mesure d'éloignement, mais celle-ci n'a pas été respectée.
Le 26 décembre en soirée, Pascal se rend chez Marie. Selon la jeune femme qui occupe l'appartement du dessus, il lui lance des mots d'amour, il insiste pour rentrer. Marie rassure sa colocataire, il est parti. La jeune femme s'endort. Elle est réveillée par un bruit sourd. Pascal vient de défoncer la porte d'entrée à l'aide d'un bloc de barbecue. "J'ai entendu Marie qui hurlait à la mort. Pascal lui demandait si j'étais dans l'appart. Puis je n'ai plus rien entendu du tout", raconte le témoin.
La jeune femme appelle la police, qui retrouve Pascal en train de battre Marie à mort. Celle-ci décède sous les coups. "Je savais que cela allait arriver", a déclaré le fils de Marie devant la cour. Il avait mis en garde sa maman.
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