Le tribunal de Charleroi a prononcé, mardi, une peine de 18 mois de prison avec un sursis probatoire de cinq ans contre un trentenaire poursuivi pour atteinte à l'intégrité sexuelle et détention d'images dénudées d'une jeune fille de 17 ans et en état de vulnérabilité en raison d'un retard mental.
Le ministère public avait sollicité un sursis probatoire contre le prévenu.
Le 25 mai 2020, le père d'une jeune fille âgée de 17 ans dénonce des faits de mœurs dont sa fille a été victime, commis par "le tonton" de celle-ci et ami du père de famille. Plusieurs atteintes à l'intégrité sexuelle et la détention d'images dénudées de la mineure d'âge, atteinte d'un retard mental, étaient reprochées au trentenaire.
Face à la justice, ce dernier a admis les deux préventions à sa charge. Le prévenu a confirmé l'envoi de photos de son sexe à la victime, "en réponse après avoir reçu des images dénudées de cette dernière", s'est-il défendu. Il a également reconnu avoir embrassé "à une seule reprise" la mineure sur la bouche, lors d'une fête familiale.
Un sursis probatoire avait été proposé par le ministère public. La défense avait, elle, sollicité une peine de probation autonome à titre de sanction. "Un retard mental ne veut pas dire débile mentale. Ce que mon client a fait est anormal, c'est certain, mais je n'ai pas vu dans le dossier que la victime était sous son emprise ou qu'elle a été contrainte", avait argumenté Me Beghain.
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