Après la fermeture du Cora de Châtelineau, Grégory Rassart a choisi de rebondir. Ancien membre du comité de direction, il est aujourd’hui franchisé d’un supermarché à Charleroi. Un parcours marqué par la résilience et l’envie d’entreprendre.
Il y a presque un mois, le magasin Cora de Châtelineau, comme tous les autres du groupe, fermait définitivement ses portes. Derrière cette page qui se tourne, de nombreux travailleurs ont dû se réinventer. Parmi eux, Grégory. Pendant près de dix ans, il a travaillé au sein de l’enseigne, jusqu’à intégrer le comité de direction en tant que responsable du secteur frais. Aujourd’hui, il a repris les rênes d’un commerce à Charleroi en tant que franchisé.
« C’est un sentiment de fierté, mais aussi une motivation de pouvoir se relancer », confie-t-il. Après l’annonce de la fermeture au mois d’avril, il admet avoir d’abord encaissé le coup. « Puis, à mesure que la date de fin approchait, j’ai commencé à réfléchir à ce que j’allais faire. L’opportunité de reprendre un magasin s’est présentée. »
Une expérience mise au service d’un nouveau projet
Ce nouveau départ, Grégory Rassart l’aborde avec un solide bagage. « C’est une énorme expérience que j’ai acquise et qui me permet aujourd’hui de reprendre ce magasin. La grande distribution est un métier passionnant : on touche à l’administratif, à l’opérationnel, à la mise en rayon, mais aussi au relationnel avec les clients. »
Dans son nouveau commerce, le rythme est soutenu. Entre gestion et présence en rayon, il reste proche du terrain. L’ancien responsable du secteur frais a également emporté avec lui certaines traditions, comme la foire italienne, chère aux clients de Cora.
Mais la différence majeure réside dans la taille de la structure. « Chez Cora, le magasin faisait 12.000 mètres carrés, il y avait énormément de passage. Ici, c’est plus petit. On a presque une clientèle familiale. Après une semaine, un client que j’avais déjà vu deux fois m’a salué en me demandant comment ça allait. »
« Il ne faut pas baisser les bras »
Malgré ce nouveau chapitre, Grégory Rassart n’oublie pas son passé. « On ne peut pas effacer dix années passées chez Cora. J’y ai fait de très belles rencontres. » Son message se veut résolument optimiste : « Il ne faut pas baisser les bras. Il faut garder espoir. Quand on a envie de travailler, il y a toujours moyen de trouver… ou de se créer son propre emploi, comme je l’ai fait. »
Un parcours salué par Tanguy Luambua, échevin carolo du Commerce (Les Engagés). « C’est un signe d’espoir. Après Cora, il y a une vie. On peut valoriser ce qu’on a appris et être accompagné dans ses démarches. La Ville est là comme relais : si vous avez un projet, la porte est ouverte. »
L’ouverture officielle sous nouvelle gérance est prévue ce mercredi. Une date symbolique pour celui qui entame pleinement sa nouvelle vie d’entrepreneur. « Je suis très fier d’être là aujourd’hui », conclut-il.
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