L’auditorat du travail du Hainaut annonce vouloir reporter les affaires non urgentes devant les tribunaux correctionnels et de police, et ne plus rendre d’avis devant le tribunal du travail, sauf pour les dossiers jugés les plus urgents.
Via cette décision, l'autorité judiciaire entend "se joindre au mouvement de protestation généralisé au sein de la magistrature", à l'occasion des projets de réforme de la pension des magistrats et de dénoncer le sous-financement structurel de la justice, "tel qu'il se perpétue depuis des années et les conséquences néfastes qui en découlent pour le respect de notre État démocratique".
En concertation avec les autres entités du ministère public, l'auditorat du travail du Hainaut a décidé à partir du mercredi 30 avril 2025 de solliciter le report des affaires non-urgentes devant le tribunal correctionnel et devant le tribunal de police et de ne plus rendre d'avis devant le tribunal du travail, sauf dans les matières considérées comme les plus urgentes, comme avec le CPAS ou avec Fedasil.
Via le communiqué de presse, l'auditorat du travail du Hainaut rappelle également que "les magistrats doivent voir leur indépendance préservée en toutes circonstances, que les conditions de travail de ces derniers se sont dégradées substantiellement au cours du temps, que les magistrats effectuent actuellement des gardes de jour comme de nuit qui restent encore et toujours non rémunérées ou encore que la réforme envisagée porte gravement atteinte à un statut qui doit pourtant garantir une magistrature indépendante, diverse, attractive et qui défend des équilibres à respecter dans un État de droit."
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