C’est une page qui se tourne pour les anciens travailleurs et sous-traitants de Caterpillar. La cellule de reconversion ferme ses portes dans une semaine après deux ans de service. La cellule coordonnée par le Forem et les syndicats tire un bilan positif. Sur 1598 travailleurs de Caterpillar concernés par la reconversion, ils sont 1019 à avoir retrouvé un emploi. Pour les sous-traitants, ils sont 173 sur 256. Cela représente 1192 personnes au total. Un bilan plus que positif avec beaucoup d’emplois qualifiés et des CDI.
"On a eu des partenariats via l’Europe avec le Forem et les centres de compétences pour des formations sur mesure comme opérateur dans l’industrie chimique, dans l’aéronautique, comme peintre industriel et énormément d’autres formations. Au niveau des types de contrats, il y a 69% des personnes qui ont décroché un CDI! C’est un excellent résultat" détaille Fabian Braeckevelt, expert en reconversion collective au Forem.
Des formations qui portent leurs fruits
Au sein de la cellule, près de la moitié des ex-Caterpillar a suivi une formation. Le chiffre grimpe à 71,5% pour les sous-traitants. A 35 ans, Benjamin, ancien ouvrier-assembleur, a vu cette reconversion comme une opportunité de se lancer en tant qu’indépendant.
"J’ai suivi une formation comme électricien résidentiel qui a quand même duré quelques mois et je suis ensuite passé par les validations de compétences" explique Benjamin Van Genechten. Avant d’ajouter : "Je suis à mon compte depuis janvier 2019. Je fais tout ce qui est finition et rénovation de bâtiment. Que ce soit du revêtement de sol, du revêtement mural, de la cloison sèche, de l’électricité et du sanitaire".
Les accompagnateurs sociaux aussi remis à l'emploi
Les principaux secteurs d’insertion sont l’industrie manufacturière, le transport, la santé et l’aide sociale, l’administratif, la réparation automobiles ou encore la construction. Ceux qui doivent aussi retrouver un emploi à présent, ce sont les accompagnateurs sociaux. Ces délégués syndicaux qui ont aidé leurs anciens collègues dans leurs démarches. Denis devrait rentrer chez Infrabel dans les semaines à venir.
"Accompagner les gens, c’est un super métier. Accompagnateur social, c’est vraiment la continuité du métier de délégué syndical. Le délégué, ça reste quand même un métier. C’est une page qui se tourne. Ici, on est resté ensemble pendant deux ans. Il y a une continuité dans l’entreprise, dans le syndical. A partir de là, on va se séparer. C’est une nouvelle vie. C’est des connaissances de 30 ans, qui par la force des choses, qu’on va perdre" déclare Denis Maloteaux, accompagnateur social FGTB.
Outre les pré-pensions ou les incapacités de travail, il reste encore des ex-Caterpillar à la recherche d’un emploi. Certains terminent leur formation, d’autres seront accompagnés par les services du Forem pour assurer leur réinsertion. Mais l’arrêt de cette cellule, c’est aussi la fin d’une histoire qui aura marqué des milliers de famille de la région.
Sur le même sujet
Recommandations
Échec de la conciliation entre syndicats et direction de Thy-Marcinelle
Hôpitaux de proximité : quel avenir pour Chimay et Lobbes dans la réforme hospitalière ?
Les directeurs généraux des CPAS wallons demandent une vraie concertation sur les réformes
Nouveau le 1er juin : Un emballage neutre pour tous les produits du tabac et à fumer
Les syndicats mécontents des mesures d'économies annoncées par l'intercommunale Humani
Réforme du chômage : Les CPAS demandent des mesures de soutien temporaires face à l'afflux de dossiers