Pendant ces vacances scolaires, à Presles, plusieurs enfants âgés de 8 à 14 ans ont découvert l’envers du décor du doublage de films et de séries d’animation. Une immersion dans un univers méconnu, où ils ont pu prêter leur voix à leurs héros préférés.
Comme dans une cabine insonorisée, posés devant un micro et texte sous les yeux, ces apprentis comédiens s’initient au métier exigeant du doublage. Ils apprennent la synchronisation, la lecture de bande rythmo et l’interprétation de scènes issues de films, dessins animés ou mangas connus.
"Ils découvrent le texte avec la bande rythmo qui défile et doivent apprendre à transmettre un maximum d’émotions, explique Gwenaëlle Cappellin, animatrice du stage. Je leur donne des intentions de jeu, comme accentuer la peur ou l’étonnement. Selon les textes, je leur conseille parfois d’accélérer le rythme. On peut comparer le doublage à une pièce de théâtre : il faut incarner un personnage. Mais techniquement, le travail est différent, notamment dans la gestion du volume de la voix puisque nous sommes face à un micro. "
Une première expérience marquante
Pour la plupart des participants, c’est une grande première. Et malgré le trac, l’enthousiasme est au rendez-vous.
"C’est génial, j’adore, confie Salomé. Je fais déjà de la comédie musicale à côté et dès que cela touche à l’art, ça me plaît beaucoup. Ce qui est difficile, c’est de se mettre totalement dans la peau du personnage. Par exemple, s’il pleure, il faut réussir à ressentir le fait que nous aussi on pleure."
Un milieu habituellement peu accessible
Gwenaëlle Cappellin quant à elle prend autant de plaisir à transmettre sa passion pour le doublage.
"J’ai été moi-même productrice de doublages pendants quelques années. Pouvoir faire découvrir ce milieu à des jeunes c’est agréable, car c’est un milieu qui est assez fermé en générale même si de nombreuses personnes voudraient découvrir le doublage, on n’y a pas accès facilement. Ici, le fait que ce soit rendu accessible pour les enfants et à prix démocratique, c’est un plus."
Face à l’engouement des enfants et à l’enthousiasme de la formatrice, de nouvelles sessions pourraient voir le jour lors des prochaines vacances scolaires. Une vocation est peut-être née, pour ces jeunes enfants, derrière ces micros.
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