Le procès d'Ali Hellalet est entré dans sa phase finale, avec le débat sur la culpabilité. Le Carolorégien est accusé du meurtre de sa compagne, Lamia Hadji et d'une détention d'arme et de munitions. Des faits commis à Trazegnies en 2022.
Pour Me Nabil Khoulalene, avocat de la partie civile, et David Dufrasnes, avocat général, c'est un meurtre qui a été commis dans l'appartement occupé par le couple.
La défense, assurée par Mes Cédric Vergauwen et Ludovic Bardet, pose la question de l'homicide involontaire par défaut de prévoyance ou de précaution. L'accusé soutient que le tir est accidentel, que le coup est parti quand il a tenté de désarmer sa compagne.
Dans sa première version, l'accusé a déclaré que sa main et celle de la victime se trouvaient sur l'arme. Lors de la reconstitution, il a déclaré que sa compagne avait lâché l'arme et que le coup est parti accidentellement.
Les accusateurs relèvent qu'aucune des deux versions n'est compatible avec les expertises médico-légales, comme l'ont confirmé les experts, mercredi matin.
Dans le premier cas, la victime n'a aucune trace de brûlure ou de poudre sur les mains. De plus, dans cette position, le tir est impossible selon l'expert en balistique.
Dans l'autre cas, il faut imprimer une pression de 6,5 kilos sur la queue de détente pour que le feu parte, alors que l'accusé est le seul à tenir l'arme en main.
Enfin, les experts sont formels, le coup de feu mortel a été tiré à bout touchant sur le haut du front, zone létale. L'accusé, lui, a déclaré durant l'enquête qu'il y avait une distance de cinquante-trois centimètres. Mardi, lors de l'instruction d'audience, il a parlé d'une vingtaine de centimètres.
La défense plaide la requalification des faits. "Il était face à elle, comme il l'a toujours affirmé. Il tire l'arme, qui se trouve dans la main de la victime, et le coup part de manière accidentelle quand elle détache ses mains de l'arme", plaide Me Vergauwen. Ce dernier, qui assure la défense de l'accusé depuis 2024, regrette que personne n'ait cherché à relever l'empreinte génétique de la victime sur l'arme.
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