Au cœur du Biopark de Gosselies, des étudiants en biomédical troquent les auditoires contre des rencontres avec des professionnels. Une immersion concrète pour mieux comprendre leur avenir et réduire l’écart entre études et terrain.
Ils sont étudiants dans le supérieur, tous dans la filière du biomédical. Aujourd’hui, pas de cours, mais des rencontres avec des professionnels. Car le Biopark à Gosselies réunit leurs potentiels futurs employeurs.
« Je tâte le terrain pour découvrir des choses, car je viens de débuter les études et c’est encore l’inconnu », confie Chloé, étudiante. « Quand on réussit la première année, il y a aussi un peu la pression des parents pour notre avenir », ajoute Sami, venu explorer l’univers professionnel du biomédical.
L’idée de ces rencontres part d’un constat du monde académique : lorsqu’on est étudiant, on a souvent une vision très vague de ce qui nous attend et de ce à quoi l’on peut prétendre une fois le diplôme en poche.
« C’est intéressant pour eux, afin qu’ils puissent poser des questions : quels métiers peuvent-ils exercer ? Faut-il faire un doctorat ? Quel sera le salaire ? », explique Anne Opdebeeck, professeure à l’ULB.
Un étage plus haut, Étienne Evrard se tient au milieu des étudiants. Il est cadre dans une entreprise spécialisée dans l’industrie biopharmaceutique. « On leur partage nos expériences et on leur explique qu’ils peuvent avoir plusieurs carrières dans leur vie et dans le secteur », précise-t-il.
L’endroit n’a pas été choisi au hasard. Le bâtiment, flambant neuf, est une vitrine technologique. La peinture est encore fraîche. Tout est pensé pour rendre concrète la théorie enseignée. À terme, l’objectif est de proposer des formations en bioproduction qui reproduisent la réalité du terrain.
Le monde académique parle d’insertion professionnelle. Les entreprises parlent de talents. Aujourd’hui, ils posent des questions. Demain, ce seront peut-être eux qui y répondront.
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