Une chambre traitant de la prise en charge des violences conjugales ouvrira ses portes à Charleroi dès janvier 2024, a annoncé la justice carolo à la veille de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Le fonctionnement de cette chambre sera similaire à la chambre de traitement de la toxicomanie (CTT) lancée il y a bientôt quatre ans à Charleroi.
Pour la première fois en Wallonie, une nouvelle chambre correctionnelle ouvrira ses portes en janvier prochain: la chambre traitant de la prise en charge des violences conjugales. "Une chambre similaire existe à Malines", confirme Vincent Fiasse, procureur du Roi de Charleroi.
Une fois par mois, une audience spécifique consacrée à ce type de violence aura lieu à Charleroi. Deux objectifs sont visés. "Prendre en charge les auteurs pendant le parcours judiciaire en impliquant dès la première audience la maison de justice et les services sociaux adéquats et intensifier la prise en charge des victimes. Sur les 5.000 dossiers de violences intrafamiliales traités annuellement par le parquet de Charleroi, environ 80% concernent des violences au sein du couple", a détaillé la justice.
Le mode de fonctionnement de cette chambre sera similaire aux audiences de la chambre de traitement de la toxicomanie (CTT). "L'auteur de violences conjugales, plutôt que de risquer de devoir purger une peine de prison, se verra proposer un accompagnement et le juge évaluera la situation au cours des audiences de suivi. Si l'évaluation est favorable, le prévenu pourra bénéficier de mesures de faveur. Dans le cas contraire, le juge pourra recourir aux sanctions classiques prévues par la loi", a expliqué le parquet de Charleroi.
Les victimes seront mieux accompagnées et davantage associées au processus grâce au service d'accueil et d'aide aux victimes qui pourra également servir de lien avec les services de première ligne, a conclu la justice.
Source: Belga
Sur le même sujet
Recommandations
Charleroi : un réseau de trafic de voitures volées visé par une vaste opération de police
Un acquittement prononcé pour des agressions sexuelles sur sa belle-fille
Une peine de vingt mois de prison ferme pour des violences conjugales
Une peine de sept ans de prison pour une tentative de meurtre et des menaces
6 ans de prison pour des violences sur sa cousine et tentative de viol sur un cheval
Une peine de treize ans de prison requise pour viols sur deux de ses fils
Une peine de dix mois de prison requise pour incitation à la haine
Assises du Hainaut : L'accusé était sous l'influence de cocaïne au moment du meurtre de sa mère
Assises du Hainaut : Les coups de couteau ont été très violents, selon les experts