Deux nouveaux laboratoires de test visant à élargir l'utilisation de chanvre industriel pour assainir les sols contaminés par des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) ont ouvert leurs portes cette semaine, notamment à Charleroi.
Ces installations sont une initiative de C-biotech et de DEME Environmental, deux acteurs belges qui collaborent de longue date autour des technologies d'assainissement des sols. Si plusieurs essais ont montré que le chanvre pouvait être utile dans la dépollution des sols contaminés aux PFAS, les deux entreprises souhaitent désormais tester cette solution à plus grande échelle.
Jusqu'à présent, les essais de décontamination des sols avec du chanvre se faisaient directement sur les sols contaminés, mais l'objectif des nouveaux laboratoires est de mener des tests sous verre, permettant d'effectuer plusieurs cycles de culture par an, indépendamment des saisons.
La plante de chanvre s'est avérée particulièrement adaptée à l'absorption des PFAS par les racines. Ce processus est accéléré grâce à Hempurizer+, un mélange de champignons et d'enzymes qui décomposent les molécules de PFAS en structures plus petites. Selon les développeurs, cette substance permet une absorption jusqu'à 30 fois plus rapide.
À Tamise (Flandre orientale), le premier semis a eu lieu cette semaine sur le site de Cordeel, en présence du conseil municipal. Un laboratoire est également opérationnel au centre de recyclage de DEME à Charleroi. Les deux laboratoires se concentrent sur l'assainissement ex situ, c'est-à-dire en dehors du site contaminé d'origine.
Les initiateurs du projet visent à développer cette technique afin que les sols contaminés ne doivent plus être mis en décharge, mais puissent être réutilisés en toute sécurité. Les autorités locales soutiennent l'initiative, qui a une portée écologique et économique.
Recommandations
Biofresh rappelle le curry jaune aux aubergines et lait de coco de la marque Porsain
La saison du pollen de bouleau commence plus tôt en raison de la météo clémente
Hygiena Bio retire de la vente des amandes moulues en raison de la présence d'aflatoxine
Plus d'une famille sur cinq a du mal à payer ses frais de santé, selon Testachats
Quand l’alcool n’était plus un choix : " Itinéraire d'une renaissance ", le témoignage d’Angélique
Une matinée de sensibilisation au mois sans alcool au CHRSM